Candidose : antifongiques et rééquilibrage de la flore intestinale

Comment rééquilibrer sa flore intestinale

Lorsque l’on lutte contre une candidose, il est nécessaire d’attaquer le candida avec des antifongiques pour en libérer l’intestin. Mais quel(s) antifongique(s) choisir ? Chimiques, naturels ? Faut-il prendre des probiotiques en même temps ? Voici un rapide tour de la question, avec un choix de compléments alimentaires à privilégier.

Article complètement remis à jour le 25/10/2018. Attention : cet article n’est pas une prescription, loin de là. Je vous partage ce que m’a appris mon expérience personnelle mais je n’ai pas les compétences pour élaborer un traitement anti-candida. Les conseils que je vous donne n’ont qu’une valeur indicative ; demandez l’avis de votre pharmacien ou de votre médecin avant de commencer un quelconque traitement. Prenez également garde aux huiles essentielles car elles sont très puissantes et leur utilisation est contre-indiquée dans certains cas (femmes enceintes, enfants…). Enfin, gardez en tête qu’une candidose est particulièrement difficile à soigner : l’auto-médication est malheureusement souvent insuffisante ou non-adaptée sans le suivi d’un thérapeute… et vu le prix des compléments alimentaires, autant ne pas y aller à l’aveuglette !

Les antifongiques chimiques : bof, ou seulement en cas de crise aiguë !

En ce qui concerne le traitement de la candidose, la médecine conventionnelle a mis au point des molécules chimiques qui ciblent et éliminent les champignons. On les trouve sous forme de comprimés pour une action intestinale et globale. Malheureusement, s’ils peuvent procurer un soulagement rapide, l’utilisation des antifongiques chimiques n’est pas adaptée pour un traitement de fond et les rechutes sont très fréquentes voire systématiques à l’arrêt du traitement. Pour le comprendre, il faut se pencher sur le mode d’action de ces molécules. Celles-ci détruisent en effet une partie des candidas présents dans l’intestin lors de son passage, mais pour une action efficace il faudrait a minima prendre ces comprimés sur une longue période – plusieurs mois. Rares sont les médecins qui donnent un traitement plus long qu’un mois, mais même avec un traitement long il n’est pas sur sûr vous soyez définitivement débarrassé(e) du candida. Dans son livre La Candidose chronique, le naturopathe Philippe-Gaston Besson l’explique ainsi :

[Un antifongique chimique] n’ayant qu’un effet de surface, il génère de la part du candida la formation rapide de microfoyers fongiques, enkystés dans la paroi intestinale, qui peuvent ainsi résister à l’attaque chimique. Ces foyers restent actifs sur le plan toxique et se réveilleront plus tard en essaimant de nouveau dans le tube digestif, expliquant les récidives pratiquement constantes après ce type de traitement. En voulant détruire les champignons, cette pratique va tendre à chroniciser la pathologie. On le voit, le traitement de la candidose n’est pas une affaire de symptôme, mais une affaire de terrain. Or, le terrain ne peut être modifié par des médicaments chimiques.

En effet, le problème des antifongiques chimiques réside dans le fait qu’ils n’ont qu’une action destructrice, en agissant comme un « kärcher », décimant la flore et la déséquilibrant encore un peu plus. Avec des antifongiques naturels, on fait au contraire un traitement de fond qui sera beaucoup plus durable et qui n’aura pas d’effets secondaires nocifs comme avec la thérapie chimique. Car les antifongiques naturels ont l’immense avantage d’avoir également une action rééquilibrante et assainissante de la flore en favorisant les bonnes bactéries.

Il en est de même pour les antifongiques chimiques locaux que l’on trouve en pharmacie, sous forme d’ovules et de crèmes, pour soulager les mycoses vaginales : l’action est certes puissante, mais tend à déséquilibrer encore un peu plus la flore et à la rendre plus propice à d’autres mycoses.

 Par conséquent les antifongiques chimiques locaux et oraux sont, à la limite, à utiliser en cas de crise aiguë si vous cherchez un soulagement rapide et temporaire. Il est par exemple possible de commencer par un traitement chimique, qui aura une action puissante sur les champignons et calmera vos symptômes, avant de prendre le relais avec des antifongiques naturels qui feront quant à eux un traitement de fond. Je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure stratégie à adopter, mais chaque cas est particulier donc à vous de juger.

Les antifongiques naturels les plus efficaces à privilégier sur le long terme

Il existe beaucoup d’antifongiques naturels, que l’on trouve séparément ou en complexes (plusieurs antifongiques combinés dans une gélule/un comprimé). Aussi il est possible d’acheter de l’ail, de l’extrait de pépins de pamplemousse, de l’acide caprylique, etc., mais je pense qu’il est préférable de choisir un complexe préparé par un laboratoire. La raison est simple : en n’utilisant qu’un seul antifongique, le candida pourrait s’y habituer au bout d’un moment et y résister (a priori, c’est possible !).

 Vous pouvez vous orienter vers Cleanse Candida de la marque Solaray ou Candidapur du laboratoire Nutrixéal par exemple (personnellement j’utilise Candidapur), à raison d’une gélule par repas (matin, midi, soir), ou seulement sur deux repas si vous sentez que votre foie n’arrive plus à suivre. Nous reparlerons du foie un peu plus bas car c’est un paramètre capital, mais d’abord j’aimerais vous présenter rapidement quatre antifongiques, histoire de connaître un peu nos alliés (et au cas où vous préféreriez ne pas prendre de complexe). Ce sont quatre antifongiques parmi les plus efficaces et les plus adaptés à la candidose (il en existe bien d’autres mais ce sont les plus utilisés). Les voici :

L’ail

On ne présente plus l’ail et ses mille vertus pour notre organisme : antiseptique, antibiotique, anti-inflammatoire, anticholestérol, antioxydant, antiallergique, activateur de la circulation sanguine et régulateur de l’hypertension, fortifiant du système immunitaire… La liste est longue et loin d’être exhaustive ! Dans le cadre d’une candidose il est particulièrement intéressant pour ses propriétés antifongiques : il semblerait que l’ail soit encore plus efficace que n’importe quel antifongique chimique ! Il régule en outre l’ensemble de la flore intestinale.

Personnellement je n’aime pas du tout l’ail, mais si ce n’est pas votre cas je vous conseille vivement d’en faire une consommation régulière. L’idéal est de le manger cru car c’est là qu’il est le plus puissant, et de faire 3 prises par jour pour une action plus longue et continue. Cependant pour dégager moins d’effluves (votre entourage vous remerciera probablement !) ou pour les estomacs plus fragiles, on peut trouver en pharmacie de l’ail sec sous forme de gélules gastro-résistantes mais son action est diminuée par rapport à une gousse fraîche.

L’huile essentielle d’origan

Beaucoup d’huiles essentielles ont des propriétés antifongiques : tea tree, palmarosa, laurier noble, géranium rosat… La plus adaptée d’entre elles pour la candidose est l’huile essentielle d’origan. C’est un anti-infectieux majeur (antibactérien, antiviral, antifongique, antiparasitaire) particulièrement efficace contre le candida albicans. Attention cependant : c’est un hépatotoxique, il est donc dangereux pour le foie à haute dose et/ou sur le long terme !

Ma première naturopathe me l’avait donné sous forme de comprimés, A.D.P.® de chez Energetica Natura. J’avais pris 3 comprimés par jour pendant 3 ou 4 mois… et j’avais atterri à l’hôpital. Ne faites pas comme moi, si vous voulez prendre de l’origan, faites-le moins longtemps ou à plus faible dose (pas plus d’un comprimé par jour), et surveillez votre foie !

L’extrait de pépins de pamplemousse (EPP)

Les vertus des pépins de pamplemousse ont été découvertes par hasard quand un médecin physicien remarqua dans son compost qu’ils ne pourrissaient pas. C’est un puissant germicide (il tue bactéries, virus et champignons) qui est souvent utilisé l’hiver en tant qu’antibiotique naturel mais également pour beaucoup d’autres affections (problèmes gastro-intestinaux, problèmes de peau divers et variés, inflammations, rhumatismes, arthrite…). Il est très efficace contre le candida tout en préservant les bonnes bactéries (bifido-bactéries et lacto-bacillis).

Personnellement, j’en avais fait une cure de 6 mois il y a quelques années à raison de 15 gouttes par jour et ça avait presque fait disparaître tous mes symptômes. Si vous souhaitez faire une cure d’EPP, commencez en douceur : 5 gouttes par jour pendant 3 jours, puis 10, puis 15, et vous pouvez monter jusqu’à 15 gouttes 3 fois par jour. Il sera plus efficace avant les repas mais si vous avez l’estomac fragile il vaut mieux le prendre pendant ou après avoir mangé. Attention à choisir un EPP de qualité : voir ici pour de bons conseils.

L’acide caprylique

Il vient de la noix de coco et est intéressant dans le cadre d’une candidose car il s’attaque, contrairement aux antifongiques ci-dessus, aux levures et non pas aux champignons. Il a en effet la capacité de détruire leur parois cellulaires. Du coup il peut être judicieux de le prendre en simultané avec un autre antifongique pour avoir une action complète sur le candida. Pour la petite anecdote, il faut savoir que les peuples qui consomment beaucoup de noix de coco n’ont quasiment jamais de mycoses… L’acide caprylique doit être pris en gélules gastro-résistantes pour qu’il soit libéré dans les intestins et non dans l’estomac.

Pour ma part, ma première naturopathe m’avait prescrit Capricin® de chez Energetica Natura, 1 gélule à chaque repas. Je dois avouer que je n’ai pas beaucoup pris ces comprimés car je trouve l’acide caprylique difficile à digérer.

 En résumé, je vous conseille tout de même de prendre un complexe qui réunit plusieurs antifongiques, afin d’avoir une action plus complète et efficace contre le candida albicans. J’ai également toujours un flacon d’EPP chez moi car c’est un antifongique que je tolère particulièrement bien (l’acide caprylique contenu dans les complexes est lourd à digérer pour moi, du coup quand j’en ai marre je prends de l’EPP !).

 N’oubliez pas de vous fier à votre corps et d’adapter votre traitement selon ce qui semble vous convenir ou non.

Soutenez votre foie !

C’est un point extrêmement important. Le foie est souvent une victime collatérale de nos traitements et il n’est pas rare que les symptômes de la candidose empirent lors de la prise d’antifongiques. Cela provient du fait que le candida, lorsqu’il « meurt », libère une grande quantité de toxines. Le foie se retrouve alors débordé pour les éliminer et on a l’impression que notre état de santé se dégrade, les symptômes empirent et de nouveaux symptômes peuvent même apparaître (on parle de réaction d’Heirxheimer). D’autre part, les lourdeurs après les repas voire les nausées sont le résultat d’un foie fatigué. En réalité c’est plutôt bon signe : on est en train de déloger le candida. Cependant notre pauvre foie est bien embêté, lui, et a besoin d’un coup de pouce.

Je vous conseille de commencer à soutenir votre foie dès le début de votre traitement antifongique. N’attendez pas, il n’est pas nécessaire de vous sentir encore plus mal à cause de votre traitement. Si vous ne l’avez pas fait et que vous voyez une belle aggravation de vos symptômes, il faut d’abord veiller à ne pas trop forcer sur les antifongiques (voire les diminuer pendant un temps), bien que l’on aurait envie de s’en gaver pour tordre le cou du candida une bonne fois pour toutes. Je sais que cela peut être frustrant, cependant il vaut mieux prendre moins d’antifongiques mais sur une plus longue durée : un traitement de fond est bien plus efficace qu’un traitement éclair. D’autant plus que votre corps a déjà beaucoup à faire pour retrouver la santé, inutile de le maltraiter par-dessus le marché. Dans tous les cas, commencez en parallèle une cure pour drainer votre foie.

 Personnellement je prends simplement des ampoules de desmodium, une plante qui protège et draine efficacement le foie, et qui a l’avantage d’avoir un goût bien plus sympathique que le radis noir ou l’artichaut par exemple ! Si vous ne trouvez pas de desmodium, je vous conseille le chardon-marie (un peu moins bon que le desmodium selon moi mais toujours mieux que le reste !). Vous pouvez bien sûr prendre les traditionnels artichaut, radis noir, pissenlit et autres, mais le goût est vraiment plus amer et prononcé. Généralement les draineurs hépatiques se présentent sous la forme de cures de 20 ampoules, vendues pour une dizaine d’euros en magasins bio ou en pharmacie. Je prends souvent la marque Superdiet mais les autres sont très bien aussi.

Affaiblir le candida, c’est bien, renforcer sa flore intestinale, c’est mieux !

La complémentation en probiotiques dans le cadre d’une candidose fait assez souvent débat. Il y a des thérapeutes qui pensent qu’elle est une étape indispensable, d’autres qui affirment que tous les probiotiques sont à éviter tant qu’on ne sait pas exactement, analyses biologiques à l’appui, quelle est la population de notre intestin. Et même les professionnels en faveur des probiotiques ne sont pas d’accord entre eux, certains prônant le fait de ne démarrer la complémentation qu’une fois le traitement antifongique terminé, d’autres préconisant au contraire de faire les deux en même temps.

Je n’ai bien entendu pas les compétences pour trancher sur ces sujets. Tout ce que j’ai pu constater, c’est que les différents thérapeutes que j’ai consultés m’ont tous donné des probiotiques à prendre en même temps que les antifongiques, argumentant que soutenir la bonne flore intestinale est aussi un moyen de lutter contre la prolifération du candida albicans, car la flore intestinale s’auto-régule (et donc plus il y a de bonnes bactéries, plus elles ont de chance de gagner le combat). Cependant, si vous constatez une dégradation de votre état avec les probiotiques, mieux vaut bien sûr les arrêter.

 Au niveau des produits, j’ai en testé quelques-uns mais je ne saurais pas vous dire lequel est le plus approprié à votre cas.

  • J’ai d’abord pris Lactibiane Candisis (10 milliards), 2 gélules par jour. Cette dose est plutôt adaptée à une phase « d’attaque », on peut passer à la dose de 5 milliards en phase d’entretien, 1 gélule par jour. Ce complément alimentaire a été spécialement formulé pour stopper la prolifération du candida et renforcer la flore intestinale et vaginale. J’ai aussi pris Ergyphillus Confort de chez Nutergia, 2 gélules le matin. C’est un complément alimentaire un peu moins spécifique mais « de base », dirons-nous.
  • Actuellement je prends 1 gélule d’Ultraflora Duo le matin et 1 gélule d’Ultraflora forte le soir, selon la complémentation prescrite par ma micronutritionniste.

Attention, pour que les bactéries restent vivantes et ne soient pas détruites par l’acidité gastrique, il faut qu’elles soient contenues dans des gélules gastro-résistantes. Veillez aussi à les prendre soit une demi-heure avant les repas, soit deux heures après, c’est très important !

Voilà pour les quelques pistes que je peux vous indiquer afin de retrouver une bonne santé intestinale. Malgré tous ces conseils, je vous encourage vivement à faire appel à un thérapeute pour le traitement de votre candidose. C’est une maladie sérieuse, compliquée, et il est vraiment préférable qu’une personne compétente vous propose des solutions adaptées et personnalisées, vous guide et suive votre évolution.

D’ailleurs, avez-vous d’autres astuces pour votre santé intestinale ? Qu’avez-vous testé ? Qu’est-ce qui a marché pour vous ?

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Antifongiques et candidose Pinterest

7 Comments

  • Stéphanie 30 octobre 2018 at 14 h 19 min

    Bonjour Anaïs,
    merci pour ton très bon article, encore ! J’ai déjà commenté tes autres articles, qui m’ont beaucoup aidée au début de ma maladie car on lit tellement de choses qu’on ne sait plus quoi faire ! Bref. Depuis, j’ai avancé, j’ai compris que ma candidose était en grande partie due au stress, et qu’il fallait que je règle beaucoup de choses qui me pèsent dans ma vie, et pas seulement suivre des consignes alimentaires.
    Je suis allée voir une nutritionniste début septembre qui m’a fait faire tous les examens médicaux (j’ai bien une candidose), et qui m’a donné un « rééquilibrage alimentaire  » à suivre, je voulais avoir ton avis sur la question : je ne dois plus manger de gluten, sucre, lactose (la base) et aussi tout ce qui est cru, car trop de fibres, pas de riz complet non plus. En revanche je dois manger beaucoup de produit à base de lait de brebis (lait, fromage) pour recharger mes os en calcium, mais également énormément de protéines animales (matin midi et soir !), ce qui est un réel problème pour moi car je suis à la base quasiment végétarienne ! Alors je fais l’effort depuis mi septembre de manger des protéines animales… Car ma nutritionniste m’a dit que, à cause de la candidose, ma masse musculaire et mon squelette sont très appauvris car mes intestins sont « blessés » et ne travaillent plus correctement, et synthétisent mal les aliments. Donc OK, je fais l’effort pendant quelques mois, mais autant ça ne me dérange pas trop de manger un peu de truite, autant j’ai vraiment du mal avec la viande… Elle me dit que les protéines animales sont de meilleure qualité que les protéines végétales.. Qu’en penses-tu ?
    Aussi, j’ai des compléments alimentaires, et je voulais aussi avoir ton avis la-dessus (même si tu n’es pas médecin !), Je prends :
    – 5 ml deux fois par jour un mélange « EPS Réglisse / Curcuma / Alchemille » pendant 3 mois (c’est écrit sur ma fiche que le curcuma agit sur l’intestin, l’expression des gènes, le foie, l’inflammation, la cicatrisation intestinale, la réglisse exerce des effets antifongiques, anti-inflammatoires, module l’activité des surrénales et exerce un effet cicatrisant sur la muqueuse, alors que l’alchémie est antifongique).
    – Permaline 1 stick / jour pendant 3 mois (pour la perméabilité des intestins)
    – Lactibiane Cnd 10M 1 gélule / jour pendant 1 mois.
    Que penses-tu de tout ça ?
    J’aimerais vraiment pouvoir remplacer les protéines animales par des végétales, ça me pèse d’imaginer la souffrance des animaux…
    Merci pour tout ce que tu fais Anaïs !
    Stéphanie

    • Anaïs 2 novembre 2018 at 14 h 10 min

      Bonjour Stéphanie, merci ! Je ne suis en effet pas médecin alors j’ai du mal à te conseiller. Pour les fibres, sauf si tu as des diarrhées, je ne comprends pas pourquoi les enlever. Pour le lait de brebis, je ne suis pas du tout d’accord avec elle, pour moi il vaut mieux que tu privilégies les sources végétales de calcium, beaucoup plus assimilables et non-inflammatoires (le mythe des calcium des produits laitiers a la dent dure !). Pour les protéines animales… je te comprends, crois-moi. Si on regarde d’un point de vue purement factuel, elles sont plus adaptées à la candidose car les légumineuses contiennent de l’amidon (un sucre). Pour ma part j’ai recommencé à manger poisson et fruits de mer pour cela mais je refuse de manger de la viande (je sais, c’est du spécisme !). A toi de voir ce qui te convient le mieux, d’un point de vue éthique et physiologique. Concernant ta complémentation, cela m’a l’air assez standard, mais pour moi il manque des antifongiques. A ta place j’ajouterais Candidapur de chez Nutrixeal, 2 à 3 gélules par jour pendant les repas.

      Bon courage et reste à l’écoute de ton corps, c’est lui qui a raison au final !
      A bientôt, Anaïs

  • Stéphanie 5 novembre 2018 at 11 h 39 min

    Bonjour Anaïs, je te remercie pour ta réponse claire ! ça fait du bien de ne pas se sentir seule !
    Je vais prendre en compte des conseils. Sinon, je suis aussi d’accord avec toi pour le mythe du calcium dans les produits laitiers, c’est incroyable.
    A très bientôt !
    Stéphanie

  • Stéphanie 5 novembre 2018 at 11 h 55 min

    Est-ce que tu as encore des symptômes de la candidose ? As-tu réussi à t’en débarrasser ?
    Mes douleurs (haut du dos) se sont considérablement réduites, j’ai une pêche d’enfer, je vois bien que ça va mieux. Ma nutritionniste m’a dit que je devais suivre ce « rééquilibrage alimentaire » pendant 1 an, et que ensuite je pourrai réintroduire très très progressivement une alimentation « normale », c’est à dire avec du gluten de temps en temps, etc… Qu’en penses-tu ? car j’ai l’impression que cela fait des années que tu luttes contre la candidose. Est-ce que tu te sens mieux ?
    Merci !

    • Anaïs 6 novembre 2018 at 9 h 38 min

      Ah ah, le problème, Stéphanie, c’est que je ne fais pas les choses correctement ! Donc je lutte toujours parce que je mange n’importe comment. J’ai de gros problèmes de sommeil et je fais de l’hyperphagie, donc laisse tomber, impossible de se soigner dans ces conditions. Il ne faut donc pas me prendre pour mètre-étalon ^^ En revanche dans les périodes où tout va bien, la candidose perd vraiment du terrain. C’est pour cela que je suis sûre de moi concernant les conseils que je peux donner. Mais mon cas personnel n’est pas un exemple ! ^^
      Je pense qu’il faudra en effet reprendre une alimentation plus normale. Le gluten normalement est ok à partir du moment où ton intestin est réparé. Pour le sucre, il faudra à mon avis rester très prudente (voire utiliser du xylitol, comme ça tu te poses pas de question).
      Bonne continuation !
      Anaïs

  • Stéphanie 6 novembre 2018 at 12 h 07 min

    Ah tu vois, je suis étonnée que tu manges n’importe comment ; comme on dit, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés, car tu as toutes les cartes en main pour savoir quoi manger 😉 (c’est une petite blague, loin de moi l’idée de te juger !). Çà ne doit pas être facile pour toi de vivre ces rechutes régulièrement, je compatis…
    Moi je m’accroche, je suis contente car autant le premier mois a été terrible (aggravation des symptômes, pression des proches pour arrêter « ce régime », etc…), autant là c’est beaucoup plus facile, je sens bien que je ne suis plus gouvernée par le candida car je n’ai plus de féroces envies de sucre et de gluten, je suis presque dans un rythme de routine, ce qui est très bien.
    En revanche, j’ai oublié de te dire que ma nutritionniste m’a interdit (pendant quelques mois) les poireaux, asperges, oignons, échalote et ail ! Moi qui mets des oignons partout et me gavais d’ail ces derniers mois !! Elle m’a dit qu’il y avait un « truc » (fructane je crois) dans ces aliments qui empêchaient la cicatrisation des intestins; c’est fou ça ! Qu’en penses-tu ?
    Enfin bref, les résultats sont là, c’est le principal.
    Et j’ajoute aussi pour ceux qui auront le courage de lire tous ces messages, que je fais une démarche en parallèle chez une psychothérapeute, car je ne sais pas dire non, je me laisse envahir par tout le monde, je culpabilise sur des choses de mon passé, etc… Guérir de la candidose passe aussi selon moi par la remise en question de choses qui ne vont pas dans sa vie, car le corps est un formidable thermomètre de ce qui ne va pas dans notre vie, il faut savoir l’écouter 🙂
    Merci pour tout Anaïs.
    Stéphanie

    • Anaïs 8 novembre 2018 at 14 h 30 min

      Bravo pour tous ces progrès ! Concernant le fructane, je ne saurais pas te répondre, malheureusement. Et je pense que tu as tout à fait raison d’allier l’esprit et le corps dans ta démarche de guérison… 😉 Bonne route !

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    Je m'appelle Anaïs, je partage sur ce blog mes connaissances et expériences personnelles concernant la candidose (et les mycoses). Vous trouverez également des recettes anti-candida, notamment des recettes sucrées… sans sucre ! Je parle également de cosmétiques naturels, de médecines douces, de bien-être… Bonne visite !

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