Le point sur les crèmes solaires bio

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Crème solaire bio

 

Les protections solaires sont sujettes à beaucoup de controverses depuis plusieurs années : polluantes pour l’environnement et le corps, des rapports alarmistes ne cessent de voir le jour. D’un autre côté, le nombre de cancers de la peau continue toujours de croître. Alors comment s’y retrouver ? Le bio est-il un bon choix ?

 

De quoi doit-on se protéger au juste ?

Le soleil émet 3 types de rayons ultraviolets :

  • les UVC, dont on ne parle quasiment jamais car ils sont arrêtés par la couche d’ozone ;
  • les UVB que l’on connaît bien car ils sont responsables des coups de soleil et ils stimulent la production de mélanine (le bronzage) ;
  • les UVA, dont les effets à court terme sont moins visibles mais qui pénètrent en profondeur la peau et accélèrent son vieillissement.

On pensait pendant longtemps que seuls les UVB étaient responsables des cancers de la peau mais nous savons maintenant que les UVA y contribuent autant : ainsi ce n’est pas parce qu’on ne prend pas de coup de soleil qu’on ne risque rien, il ne faut donc jamais se passer de protection solaire !

Toutes les années le nombre de cancers de la peau augmente, c’est d’ailleurs le cancer le plus répandu en France. La principale cause serait le changement de comportement des Français avec l’apparition des congés payés : afficher un teint hâlé était synonyme de villégiature et donc de réussite sociale. Depuis, l’exposition répétée et prolongée au soleil et l’apparition des cabines à UV ont largement contribué à l’augmentation des cancers. Notons que le cancer de la peau est plus répandu en Bretagne qu’en région PACA, où les rayons du soleil sont tout aussi importants mais moins ressentis, donc où l’on a tendance à moins se protéger.

 

Attention à ne pas diaboliser le soleil non plus !L’exposition raisonnée au soleil est plus que bénéfique – remarquez comme on se sent bien après ! Elle nous permet de réguler notre horloge biologique et notre sommeil, de synthétiser la vitamine D qui va fixer le calcium et le phosphore indispensables aux os, elle réduirait les problèmes cardio-vasculaires en diminuant la pression artérielle… Les scientifiques conseillent une exposition de 30 minutes par jour (malheureusement, pas plus !).

 

Les deux types de protections solaires existants

Les filtres chimiques

Les filtres chimiques agissent en absorbant les UV à la place de la peau, cependant ils sont très polluants. Ce sont pour la plupart des perturbateurs endocriniens reconnus – par exemple l’oxybenzone, très utilisé car il absorbe à la fois les UVA et les UVB, contrairement à d’autres filtres qui ne sont efficaces que sur un seul rayonnement. Cela veut dire qu’ils sont capables de passer dans l’organisme et de provoquer des dérèglements hormonaux.

Ça se répercute ensuite sur l’environnement marin, lorsqu’ils sont éliminés dans nos urines ou simplement dilués dans l’eau pendant notre baignade, car ces perturbateurs endocriniens participent à la féminisation des poissons et des mollusques. Ils ont également une action destructive sur les récifs coraliens en nourrissant des virus qui tuent les micro-algues zooxanthelles indispensables aux coraux. C’est le fameux “blanchiment” des coraux qui entraîne ensuite leur mort.

Les chiffres font froid dans le dos : chaque année ce seraient plus de 4000 tonnes de résidus chimiques qui se retrouveraient dans l’océan, responsables du blanchissement de 10 % des coraux dans le monde. Sachant qu’environ 80 % des récifs des Caraïbes ont déjà disparus…

 

Les filtres minéraux

Les filtres minéraux, quant à eux, sont composés de microparticules de minéraux (oxyde de zinc ou dioxyde de titane en général) qui réfléchissent les UV à la manière d’un bouclier. Leur action est donc mécanique mais ils ont longtemps été boudés parce qu’ils laissent une épaisse couche blanche sur la peau. Les filtres minéraux peuvent être présents dans les crèmes non bio et pour pallier cet effet de blancheur, les industriels ont opté pour des minéraux sous forme de nanoparticules, certes invisibles mais soupçonnés de pénétrer dans le corps pour y créer des lésions (sans parler de la pollution environnementale engendrée là encore). Depuis 2013 l’indication de présence ou non de nanoparticules est obligatoire sur les étiquettes.

 

Crèmes solaires classiques VS crèmes solaires bio

Les crèmes solaires classiques…

Les filtres chimiques ne sont efficaces que 30 minutes après l’application, contrairement aux filtres minéraux qui le sont immédiatement. L’utilisation est très confortable, avec des textures soignées qui ne collent pas et sont transparentes. En revanche, on retrouve dans ces crèmes solaires tous les ingrédients nocifs habituels des cosmétiques (parfums et colorants de synthèse, conservateurs cracra, etc.), avec en prime des nanoparticules et des perturbateurs endocriniens à gogo. On participe également activement à la pollution des mers et à la disparition des massifs coraliens.

 

Les crèmes solaires bio…

Si l’on choisit une crème solaire bio, on enlève déjà un grand nombre d’ingrédients nocifs et polluants, respectant ainsi à la fois notre corps et l’environnement. Toutefois pas de mystère ! Sauf erreur de ma part, les crèmes minérales qui n’ont pas un effet de blancheur sont à nanoparticules. Pour les éviter, il faut privilégier les labels Ecocert, Cosmébio et Nature et Progrès qui les limitent (voir l’excellent topo de Cosmébio sur la question). Certaines marques proposent des crèmes teintées pour plus de confort.

 

Quelques crèmes solaires bio

 

Crème solaire Laboratoires de Biarritz

Cette année j’ai acheté la crème des Laboratoires de Biarritz SPF 50. Niveau protection cette crème est excellente, elle est en plus certifiée Ecocert, avec une composition minimaliste qui ne contient pas de nanoparticules (du coup il y a un petit effet blanc, mais qui reste léger). Je la trouve un peu grasse au niveau texture et malheureusement elle me dessèche la peau. Cela dit beaucoup de personnes la recommandent, alors à vous de vous faire votre propre opinion !

 

Crème solaire UVBio

UVBIO : la marque est certifiée Ecocert et Cosmébio, vegan, non-testée sur les animaux, sans nanoparticules, sans oxyde de zinc, sans paraben, sans colorants ni conservateurs issus de la chimie de synthèse, sans dérivés d’huile de palme, sans sels d’aluminium, sans parfum. Le gel solaire SPF 30 est transparent tandis que le lait SPF 50 a un effet légèrement blanc (voir l’article de Mélody).

 

Crème solaire EQ Evoa

La gamme Evoa de la marque EQ : certifiée Ecocert et Cosmébio, non-testée sur les animaux, sans nanoparticules, sans paraben, sans PEG, sans perturbateurs endocriniens. Les produits sont faits en France, 100 % respectueux des coraux et de l’environnement marin. Les crèmes solaires semblent légèrement teintées pour atténuer un peu l’effet blanc (voir ici).

 

→ Retrouvez les supers articles de Peau Neuve avec les photos avant/après application d’un certain nombre de crèmes solaires : le premier article puis le second.

 

 

16 août 2017
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