Tea time #1 | Looking for balance

Posted in Bien-être, Lifestyle
Tasse de thé

 

 

« Tea time », le moment décontracté où je vous parle de tout et de rien : de mes envies, découvertes, petites joies quotidiennes, objectifs pour les jours à venir…

 

Si vous suivez mes aventures depuis quelque temps, vous savez que j’essaie de reprendre ma vie en main depuis le début de l’année. J’ai fait quelques posts sur les réseaux sociaux pour vous parler de ce cheminement mais je me suis assez vite arrêtée, ce que je regrette. J’aimerais me rattraper en vous proposant des articles un peu plus proches de mon quotidien, d’une part parce que j’ai envie d’échanger sur ce genre de thématiques, et d’autre part parce que j’aimerais être plus proche de vous à travers un contenu plus spontané.

J’inaugure donc cette nouvelle rubrique en vous donnant des nouvelles par rapport aux changements que j’essaie d’effectuer dans ma vie depuis le début de l’année (même si cette rubrique ne se cantonnera pas à ce sujet). Je sais que certain(e)s d’entre vous apprécient que j’en parle, voici donc un petit résumé mois par mois depuis janvier. Bon, je n’ai pas réussi à faire court (ahem), excusez-moi d’avance pour le pavé… Niveau décontraction ce n’est pas vraiment ça non plus mais j’avais beaucoup de choses à rattraper — promis ce ne sera pas toujours comme ça !

 

Commençons par le commencement…

En décembre dernier, je réalisais que je n’étais pas heureuse et que j’étais de nouveau à moitié dépressive. Je m’étais pourtant juré, après la période où je ne pouvais plus manger et où j’étais au fond du trou, de profiter enfin de la vie et de sortir de cette dépression latente quand j’irais mieux. Il fallait donc que je me secoue et que je trouve des solutions.

 

 

En janvier…

À la suite de ce constat, j’ai beaucoup cogité. J’en avais marre de ne pas aimer ma vie et de me plaindre en permanence. J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait en prenant un maximum de recul et j’ai pris conscience que j’avais énormément de peurs qui me paralysaient.

J’ai commencé par fortement diminuer le temps que je passais à surfer inutilement sur internet et j’ai pris mon courage à deux mains pour sortir un peu de ma zone de confort (je suis allée à un échange de langues, etc.). C’était déjà bien mais pas suffisant pour me rebooster.

Dans le même temps, je me suis lancée dans une nouvelle relation amoureuse. Cependant cette personne communiquait peu lorsqu’on ne se voyait pas et en arrêtant de passer mes soirées et week-ends sur internet j’étais confrontée à une énorme solitude. Je le vivais très mal et mon moral faisait le yo-yo : haut quand je voyais mon copain et terriblement bas dès qu’il partait.

La situation n’était pas saine car avec mes deux meilleures amies à l’étranger, je me retrouvais quasi sans ami(e)s et je comptais trop sur lui pour pallier ma solitude. J’essayais de voir un maximum les gens de mon entourage mais cela ne suffisait pas à diminuer mon sentiment d’isolement — je n’arrivais pas à me sentir en lien avec eux.

 

Chouette interlude

 

En février…

J’ai continué à beaucoup réfléchir sur tous ces points. C’était la tempête constante dans ma tête : je prenais conscience que j’étais beaucoup trop isolée, que je ne m’amusais pas, que je ne riais quasiment jamais et que je me sentais enfermée dans ma vie. J’avais envie de changement, de prendre l’air, d’oser des choses qui me faisaient peur jusque-là.

Je suis allée voir ma tante que j’adore (qui fait du coaching, entre autres) et elle m’a donné quelques clés pour améliorer mon quotidien. Elle m’a conseillé de me forcer à faire des choses pour vaincre la procrastination et contrer mon apathie générale. Je l’ai fait et je dois dire que ça m’a été d’une grande aide parce que ça m’a redonné un peu d’entrain.

J’essayais en même temps de gérer cette relation amoureuse naissante mais je pataugeais – normal, vu le bazar dans ma tête ! L’image devenait plus claire, je comprenais de mieux en mieux ce que je vivais. J’avais passé des années à subir ma vie, à me positionner en victime (de ma santé, de mon moral faiblard, de mon isolement…) et à croire que ce serait le fait d’être en couple qui me rendrait heureuse. Et que, par conséquent, j’avais toujours fait en sorte d’être en couple dans le but de ne pas être seule !

 

 

En mars…

Sur un coup de tête, je me suis inscrite à des cours de théâtre d’improvisation. J’étais fière d’avoir osé sauter le pas ! D’autant plus que je suis tombée sur un groupe extra, très soudé. Et hop, d’une pierre, deux coups : je sortais de ma zone de confort et j’agrandissais mon cercle social de nouvelles personnes très intéressantes.

En revanche, à la fin du mois j’ai décidé de mettre fin à mon couple. Ça faisait quelque temps que je ressentais le besoin de me retrouver et d’apprendre à vivre seule. Je savais que ça allait être assez violent mais je ne me sentais plus à ma place dans une relation : je n’avais compté que là-dessus jusqu’à maintenant pour trouver un équilibre, sauf que ça n’avait jamais réussi à me rendre heureuse. Je voulais donc vraiment faire un reset global.

 

Chouette interlude

 

En avril…

Je vous avoue que les deux premières semaines ont été horribles car j’ai en même temps coupé les ponts avec mon ex d’avant, de qui je ne m’étais jamais vraiment séparée. Du coup, moi qui discutais (et chattais) depuis des années à longueur de journée avec mes copains, j’ai été confrontée à un silence terrifiant et je vivais deux séparations en même temps. Le choc fut rude !

Les soirées et week-ends étaient très compliquées à vivre. Je n’avais personne à aller voir, mon agenda était désespérément vide (vous commencez à comprendre à quel point j’étais un cas), je ne savais pas quoi faire ni qui appeler. J’allais me coucher sans avoir eu de « vraie » discussion avec qui que ce soit et ça m’était vraiment intenable. C’est là que j’ai réalisé à quel point j’étais seule et que je n’avais pas de vie… Il était donc grand temps de changer !

Du coup pendant les deux premières semaines, je ne supportais absolument plus d’être seule. J’avais demandé à ma meilleure amie qui vit à Londres de m’appeler tous les jours si elle pouvait, et à un ami de venir me voir tous les soirs. J’attendais avec impatience les cours d’impro le jeudi parce que je voyais du monde et m’amusais. Heureusement que les cours duraient deux heures, il fallait bien tout ça pour me remonter le moral !

Bien entendu il y a eu un retour en force des compulsions alimentaires (et par conséquent de la candidose). J’ai essayé de faire au mieux pour limiter le sucre mais ce n’était pas toujours gagné. J’ai aussi renoué avec l’apathie totale, que je combattais de mon mieux en sortant et en m’obligeant à faire des choses. Je suis par exemple allée à l’anniversaire de quelqu’un que je ne connaissais pas, via une amie commune. En temps normal je ne l’aurais jamais fait car je suis trop timide, mais ça m’a fait vraiment du bien. J’ai aussi fait la régie son du spectacle d’impro de ma troupe, ce qui était complètement nouveau pour moi, j’étais fière !

Pour résumer, mon moral faisait les montagnes russes : très haut, puis très bas… Je pouvais passer des rires aux larmes en une demi-seconde. Malgré ça je sentais que globalement plein de choses positives étaient en train de se mettre en place et c’était super encourageant. Heureusement qu’il y avait l’impro, sans ça je n’aurais tout simplement pas pu tenir. Je crois que dans ces moments-là il est indispensable d’avoir une activité qui nous permette de nous focaliser sur autre chose et de voir du monde.

Du côté de la dépendance affective, j’avançais un peu. Je m’étais toujours sentie comme une petite chose qui avait besoin qu’on la rassure, qu’on la protège et qu’on la prenne par la main pour faire quoi que ce soit. Là j’avais l’impression de devenir vraiment plus forte et indépendante, de ne plus voir les relations amoureuses comme un moyen de survie mais comme un bonus dans ma vie. Et pour une fois je ne cherchais pas du tout à me jeter dans les bras du prochain mec, au contraire je ressentais le besoin de vivre mon célibat. Pas de le subir, mais bien de le vivre ! C’était clairement dur mais c’était aussi absolument nécessaire !

 

 

En mai…

Au milieu de tous ces chamboulements, mes somatisations m’ont rattrapée : une grosse douleur à la cheville, qui n’avait aucune origine logique, est apparue au mois d’avril. Je ne pouvais plus rien faire parce que c’était vraiment trop douloureux, que je sois debout, assise ou même couchée. J’ai essayé de garder un peu la tête hors de l’eau mais ça m’a très vite minée : je ne pouvais plus avancer dans ma petite « révolution » personnelle ! J’étais très empêchée à l’impro, les sorties étaient très limitées… Bref, encore une fois mon corps me mettait un coup de frein.

Du coup j’avoue que cet épisode a bien cassé mon élan. J’avais l’impression de revenir à la case départ en attirant de nouveau l’attention avec mes petits « bobos » et ma confiance en moi est descendue en flèche à l’impro. J’ai été en bad trip pendant deux mois et très en colère contre ce corps qui a l’habitude de me faire « des misères » sans arrêt.

À ce moment-là j’ai aussi renoué avec mon dernier copain, de manière officieuse. J’avais dans l’optique de rester seule un bon moment mais force est de constater que je n’ai pas tenu ! Par contre il était hors de question pour moi de me remettre réellement en couple parce que je voulais continuer de travailler seule à mon bien-être.

À la fin du mois de mai, c’est finalement un magnétiseur qui a beaucoup soulagé ma douleur à la cheville. Je suis ensuite partie cinq jours à Londres chez ma meilleure amie et j’ai été surprise de voir mon état s’améliorer au fur et à mesure que je passais mes journées à marcher dans la capitale britannique. J’étais vraiment soulagée ! En plus je constatais que mon attitude à l’étranger était complètement changée : au lieu de me sentir paumée j’avais l’impression de profiter à fond de ce voyage et d’être à 100 % dans l’instant présent. C’est là que j’ai vraiment compris qu’un énorme bouleversement avait eu lieu dans ma tête en quelques mois !

 

Chouette interlude

 

En juin…

À mon retour de Londres, mon moral a de nouveau chuté. Ma cheville me faisait toujours un peu mal et à l’impro je ne faisais que m’auto-descendre en me trouvant complètement nulle. J’avais conscience que le problème ne venait que de moi et du fait que je me mésestime mais une fois la machine lancée je n’arrivais plus à l’arrêter.

C’était surtout lié à l’impro car en-dehors je faisais pas mal de choses et je voyais des gens, ce qui me rendait quand même très heureuse. C’est pour ça qu’au dernier moment j’ai décidé de m’inscrire au spectacle de fin d’année de mon cours, dans l’espoir de dépasser ça et de ne pas terminer l’année sur un échec.

La semaine avant le spectacle j’ai fait 3 cours d’impro d’affilée : j’étais épuisée mais je repartais du bon pied. Lors du spectacle, badaboum ! J’ai été très déçue de ma prestation parce que j’étais trop timide et je n’ai pas osé participer suffisamment. Ok j’étais fière de l’avoir fait mais j’aurais aimé arriver à me lâcher…

 

 

Depuis juillet…

Depuis le début de tous ces changements, vu l’avez vu, mon mental fait le yo-yo. Ce qui malheureusement implique chez moi de grosses compulsions alimentaires. En juin et encore plus en juillet, j’ai eu des crises d’hyperphagie quotidiennes. C’est très dur à supporter car on se sent mal physiquement (logique) mais surtout on culpabilise énormément. J’étais épuisée également par beaucoup d’insomnies.

À côté de ces nuages, je dois dire qu’il fait quand même beau dans ma vie. Je fais pas mal de choses, je suis de nouveau curieuse et j’ai envie de continuer à vivre de nouvelles expériences. Malgré la fatigue et les compulsions je prends goût à cuisiner, je lis et regarde plein d’articles et de vidéos qui m’enrichissent, je côtoie des gens que j’apprécie vraiment… Je suis allée pour la première fois dans un festival de musique par exemple (bon, il est petit et tranquille, mais tout de même !), j’ai beaucoup discuté avec mon frère dernièrement ce qui nous a pas mal rapproché.

Pour moi ces détails sont très importants car ils sont révélateurs de changements vraiment profonds : d’une part je m’éclate et je profite beaucoup plus de la vie, d’autre part je me sens beaucoup plus en lien avec les gens. Bien sûr il me reste encore plein de choses à régler mais lorsque je regarde en arrière, je suis quand même sacrément fière du travail accompli en si peu de temps !

 

Chouette interlude

 

Et vous, quel regard portez-vous sur ces 6-7 premiers mois de 2017 ? Si vous deviez faire un bilan, lequel tireriez-vous ?

À bientôt pour un autre « Tea time » !

 

 

Crédit photo

9 août 2017
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