Lectures détente : j’ai lu les livres d’Agnès Martin-Lugand

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Livres Agnès Martin-Lugand

 

Vous n’êtes sûrement pas passé(e) à côté, les livres d’Agnès Martin-Lugand sont en pile dans presque toutes les librairies. Lorsqu’on m’a prêté son premier roman, je l’ai dévoré en deux jours et j’ai dû mettre à peine plus de temps pour lire la suite. J’en avais parlé vite fait à l’époque sur les réseaux sociaux et je crois que pas mal d’entre vous avaient aussi accroché. Du coup je vous propose une petite critique de ses livres, maintenant que je les ai tous lus !

 

L’auteure

Agnès Martin-Lugand fait partie de ces écrivains qui ont d’abord été publiés en auto-édition avant de rejoindre le parcours classique de l’édition. Son premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du café, a vu le jour en 2012 sur la plateforme Kindle d’Amazon, avant qu’elle ne soit approchée par les Éditions Michel Lafon. Depuis le succès de ses livres, elle se consacre à l’écriture.

 

Les gens heureux lisent et boivent du café

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

 

Gros coup de cœur ! Je n’ai pu pas lâcher ce livre avant de l’avoir terminé… J’avais un peu peur que la situation initiale dramatique me plombe le moral mais même si j’ai pleuré sur ce livre, j’ai adoré le lire.

Je me suis laissé transporté en Irlande (ça me rappelait l’Écosse que j’ai visitée l’année dernière), et même si le côté un peu trop auto-saboteur de l’héroïne m’a parfois agacée, je me suis laissé reprendre goût à la vie avec elle et retrouver espoir après un épisode dépressif. Je me suis attachée à elle, à sa relation chaotique avec Edward qui arrive un peu trop tôt dans sa vie, à sa famille irlandaise d’adoption… Ce n’est peut-être pas un roman qui éblouira par ses qualités littéraires, mais si vous cherchez un livre émouvant que vous ne pourrez pas lâcher, je ne peux que vous le conseiller !

 

La vie est facile, ne t’inquiète pas

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

 

Ce livre, vous l’aurez compris, est la suite de Les gens heureux lisent et boivent du café. J’ai été un tantinet moins emballée par cette suite mais j’ai tout de même passé un très bon moment. Dans cet ouvrage, Diane bataille pour finir de se débarrasser de ses vieux démons, sa relation naissante avec Olivier l’aide à se remettre sur pieds… jusqu’à ce qu’Edward réapparaisse dans sa vie. Je me suis encore une fois identifiée à Diane lorsqu’elle tente de refermer ses blessures et d’accepter son amour perdu. J’ai aimé suivre son parcours, partager ses peurs, ses espoirs et ses failles. De nouveau, ce livre léger est un très bon divertissement avec lequel vous passerez un bon moment.

 

Livres Agnès Martin-Lugand

 

 

Désolée, je suis attendue

Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d’une farouche volonté de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé…

 

Même si le caractère psychorigide et workaholic de l’héroïne est un poil trop caricatural, là encore j’ai plongé avec plaisir dans ce livre. Yaël est une acharnée du travail jusqu’au point de friser le burn-out. Son patron lui impose alors de prendre trois semaines de vacances en totale déconnexion afin qu’elle soit en pleine possession de ses moyens à son retour au bureau. Bien sûr, pour Yaël les congés s’apparentent plus à une bonne séance de torture en règles, toute habituée qu’elle est de ne vivre qu’à travers son travail…

Ce roman nous emmène tout droit au bord d’une piscine, dans une maison secondaire de famille. Chouette, des vacances par procuration ! J’ai aimé sentir Yaël reprendre doucement contact avec elle-même, sa famille, la vie. J’ai senti son armure craquer progressivement et ses envies reprendre corps. Là encore on n’échappe pas aux clichés mais ça n’était pas trop exagéré donc ça ne m’a pas vraiment dérangé. En somme, j’ai passé un agréable moment avec Désolée, je suis attendue.

 

J’ai toujours cette musique dans la tête

Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

L’histoire s’installe lentement : l’auteur prend le temps de poser le couple idyllique  de Véra et Yanis, le ras-le-bol professionnel de celui-ci, sa rencontre providentielle avec Tristan. Ce dernier est petit à petit intégré à la famille tandis Yanis est de plus en plus pris par son travail… et puis tout dérape et la famille explose.

Je dois dire que si le début commençait bien, c’est là que le roman part lui aussi en cacahuète. Je n’ai pas forcément trouvé la suite très bien amenée, et ne parlons même pas du twist final qui est selon moi très grossier voire grotesque. Ce livre m’a donc laissé une impression très mitigée et j’étais presque gênée pour l’auteure d’avoir terminé ainsi une histoire qui me semblait pourtant assez bien ficelée dans la première moitié.

 

Entre mes mains le bonheur se faufile

 

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

 

Alors là, je dois dire que ce livre est un mystère pour moi. Je ne l’ai vraiment pas aimé, mais alors vraiment pas. Au point que j’ai vérifié en cours de lecture si je ne m’étais pas trompée de livre tant je l’ai trouvé mauvais par rapport aux autres livres de l’auteure. La 4e de couverture m’a vendu du rêve avec un personnage principal en quête d’elle-même et de sa propre voie (professionnelle notamment). Et même si je m’attendais à une histoire pleine de bons sentiments, j’espérais que l’histoire me transporte un minimum… Sauf que non, bien au contraire.

L’auteure est tombée dans l’un des écueils que je ne parviens jamais à pardonner : la caricature bien grasse. Alors autant une histoire cousue de fil blanc avec une trame et des personnages assez prévisibles peut passer, autant se vautrer dans tant de caricature m’insupporte au plus haut point. Les personnages, taillés à la hache, sont d’une platitude sans nom, et les rebondissements sont tellement abracadabrants que l’on se croirait dans un mauvais Harlequin. Bref, à mon avis si vous cherchez un petit roman sans prétention… passez votre chemin.

 

 

Voilà pour ce petit tour d’horizon. Vous l’aurez compris, on parle ici de romans légers et « gentillets », certains valent quand même le détour tandis que d’autres… beaucoup moins !

Et vous, vous les avez lus ? Qu’en avez-vous pensé ?

28 juin 2017
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