Focus sur la cup, ou coupe menstruelle ! (Mon indispensable depuis 3 ans !)

Coupe menstruelle

 

 

La cup, ou coupe menstruelle, fait de plus en plus parler d’elle et à juste titre : écologique, économique, respectueuse du corps, confortable, pratique… Elle a tout pour plaire ! Personnellement cela fait trois ans que je l’utilise et je ne retournerais pour rien au monde aux autres protections hygiéniques. J’ai appris grâce à elle à mieux connaître mon corps, à ne plus trouver mes règles « sales », et surtout j’ai remarqué qu’elle m’irritait beaucoup moins que les tampons et serviettes. Autre point non négligeable dans mon cas : elle ne favorise pas les mycoses. Alors hop, c’est parti, je vous présente et vous fais un bilan sur cet accessoire magique.

 

La cup, quèsaco ?

La cup est un petit réceptacle en forme de cloche que l’on insère dans le vagin pour y recueillir les menstruations. C’est une protection hygiénique réutilisable qui vient remplacer les tampons et serviettes classiques. Elle est faite en silicone chirurgical, ce qui garantit une tolérance maximale.

Une fois insérée, la cup est complètement invisible car rien de dépasse. Contrairement aux tampons qui laissent une jolie ficelle, elle se termine par une petite tige ou une petite boule qui permet de la retirer mais qui reste à l’intérieur du vagin. Si elle est bien insérée on ne sent donc absolument rien et la sensation de liberté est incroyable !

Il existe en général deux tailles :

  • taille 1 : pour les femmes de moins de 30 ans et/ou qui ont un flux léger ;
  • taille 2 : pour les femmes de plus de 30 ans, et/ou qui ont eu des enfants par voie basse, et/ou qui ont un flux important.

De nombreuses marques commercialisent leur modèle, chacune a ses particularités et aura ses propres adeptes. Sur l’excellent site coupemenstruelle.net, vous pouvez retrouver un comparatif des principales cups sur le marché pour vous faire une idée des différents modèles disponibles. Cette liste n’est bien évidemment pas exhaustive et il manque notamment celles de la marque chouchoue des blogueuses, Lamazuna.

 

 

Mode d’emploi

 

→ La stériliser

Avant d’utiliser la cup, il est indispensable de la stériliser. Pour cela, faites-la bouillir pendant 10 minutes dans une casserole d’eau. Laissez-la ensuite refroidir ou passez-la sous l’eau tiède puis froide en évitant un trop grand choc thermique. Attention, une fois stérilisée, ne touchez plus la cup avant de vous avoir lavé les mains !

 

→ L’insérer

Trouvez un lieu et une position adéquats et confortables pour vous. Il faut qu’ils vous permettent de vous détendre afin de ne pas contracter les muscles du périnée. Vous pouvez vous placer sur les toilettes, allongée sur un lit protégé d’une serviette, accroupie dans la douche ou la baignoire… Personnellement je me mets toujours dans la baignoire, comme ça je peux aisément mouiller ma cup et mes doigts pour faciliter l’insertion.

Pliez ensuite la cup (moi je la plie en C, méthode que je trouve plus pratique que le punch-down fold – voir les méthodes de pliage ici par exemple) et insérez-la doucement dans le vagin. Vous pouvez faire quelques rotations si vous sentez que cela vous aide, puis laissez-la se déployer lorsqu’elle est en place. De mon côté je préfère l’insérer un peu, la laisser se déployer et seulement après la pousser totalement. Vérifiez ensuite qu’elle est bien déployée en passant un doigt tout autour de la cup, elle tient grâce à l’effet ventouse et doit donc parfaitement adhérer aux parois du vagin pour éviter les fuites.

 

→ La retirer et la nettoyer

Pour vider la cup, il faut annuler l’effet ventouse. Pour cela vous pouvez passer un doigt jusqu’à son rebord afin de laisser passer l’air et/ou pincer sa base. Faites des gestes lents pour ne pas vous faire mal ni en mettre partout, restez bien détendue et éventuellement aidez-vous en « poussant » (comme pour faire caca !).Videz la cup dans les toilettes, la douche ou le lavabo (selon où vous vous trouvez), rincez-la à l’eau claire puis remettez-la à nouveau. Encore une fois je le fais toujours dans la baignoire pour éviter toute éclaboussure gênante (!) et pour pouvoir me rincer et nettoyer la cup de manière pratique, mais c’est à chacune de trouver ses propres habitudes.

À la fin des règles, lavez votre cup avec un savon non parfumé, il suffira de la stériliser au début des prochaines règles pour vous en resservir !

 

Chouette interlude

 

Ce que j’aime avec la cup

  • Grâce à ma cup, j’oublie que j’ai mes règles ! Elle est ultra discrète puisque rien ne dépasse, on ne la sent pas du tout si elle est bien mise, et en plus on peut la garder jusqu’à douze heures d’affilées. Du coup je la vide matin et soir et je n’y pense plus ! Ça me change des tampons avec lesquels je gardais constamment un œil sur la montre pour éviter les fuites, ce qui ne m’empêchait pas pour autant d’en avoir… Sport, piscine, vie quotidienne, tout est permis est facilité avec la cup !

 

  • Je ne trouve plus mes règles « sales » depuis que je n’utilise plus de tampons ni de serviettes. En effet, l’odeur peu ragoûtante des règles ne se développe que lorsque le sang s’oxyde au contact de l’air. Lorsqu’on retire sa cup, les règles n’ont qu’une odeur… de sang !

 

  • Elle est ultra pratique au quotidien et en voyage car elle est ultra légère et on n’a pas du tout besoin de se promener avec tout un stock de protections hygiéniques.

 

  • D’un point de vue budget, la cup est imbattable ! Certes elle coûte plus cher à l’achat que les autres protections, cependant elle a une durée de vie d’environ dix ans. La marque Fleurcup a ainsi estimé que l’on utilise 1 à 3 cups dans sa vie, soit environ 30 à 90 €, contre plus ou moins 12 000 serviettes et/ou tampons, soit à la louche 2400 €. Il n’y a pas photo !

 

  • La cup est une alternative écologique qui réduit considérablement les déchets que nous produisons (cf. les 12 000 serviettes et/ou tampons dont nous venons de parler).

 

  • C’est également une alternative beaucoup plus saine pour le corps. L’enquête de 60 millions de consommateurs, par exemple, montrait encore que les protections intimes « classiques » sont bourrées de substances nocives. Pour rappel, on trouve dans la plupart des tampons des hydrocarbures, de l’aluminium, du glyphosate (la substance active du Round Up !) et de la dioxine (l’une des substances synthétiques les plus toxiques jamais étudiées) ; et dans les serviettes des alcools, divers pesticides, du glyphosate et des parfums synthétiques très irritants. Sachant que la paroi vaginale étant très absorbante, il y a de quoi prendre peur !La cup est au contraire faite de silicone médical et ne contient aucun additif nocif. À l’opposé des tampons qui assèchent la muqueuse vaginale et déséquilibre la flore, la cup est parfaitement neutre et ne la perturbe pas du tout, c’est donc un allié de choix pour toutes les femmes et surtout celles sujettes à la sécheresse ou aux mycoses vaginales. Certaines femmes ont ainsi stoppé le cycle infernal des mycoses simplement en passant à la cup ! À titre personnel je me sens beaucoup moins irritée et asséchée depuis que je l’utilise.

 

  • La cup diminue énormément le risque du syndrome du choc toxique ! Le documentaire « Tampons, notre ennemi intime », diffusé dernièrement sur Arte (vous pouvez lire le résumé fait par le magazine Elle), faisait état de ce scandale dont on ne parle malheureusement pas assez. Le syndrome du choc toxique (SCT) est une maladie rare mais très grave causée par le passage dans le sang d’une toxine bactérienne liée au staphylocoque doré. L’origine a notamment été établie avec des tampons très absorbants car il semblerait qu’en asséchant les parois vaginales ils permettent à la toxine de passer cette barrière beaucoup plus facilement. Alors même si l’on ne peut pas affirmer que la cup évite le SCT, elle en diminue néanmoins les risques.

 

  • Grâce à la cup, j’ai appris à mieux connaître mon anatomie. Je suis bien plus décomplexée avec cette zone et je sais maintenant où est le col de mon utérus. Ça paraît peut-être bête dit comme ça, mais c’est une grande satisfaction pour moi de penser que ma gynéco n’est pas celle qui connaît le mieux mon intimité !

 

Coupe menstruelle

 

 

Ce que j’aime moins

 

  • Les premiers temps sont un peu compliqués quand on apprend à mettre et à retirer la cup. La clé c’est de ne pas baisser les bras, en moyenne il faut 2 à 3 cycles avant de maîtriser la bête !

 

  • Des fois j’ai la flemme de prendre le temps de la vider matin et soir, et surtout de la stériliser avant chaque début de cycle. Mais bon, c’est toujours mieux que de changer sans arrêt de tampons et de redouter toute la journée les fuites (enfin ça c’est peut-être parce que je suis pas douée ^^) !

 

  • Lorsqu’on vide la cup il faut bien se laver les mains avant et la rincer à l’eau, il faut donc un minimum d’organisation et d’anticipation pour avoir un point d’eau à proximité et pouvoir bien s’installer. Mais on s’y fait vite, pour moi ce n’est pas vraiment un souci car je m’arrange pour ne le faire que le matin et le soir, chez moi.

 

  • Quand la zone intime est douloureuse parce qu’elle est asséchée, irritée ou fragilisée par une mycose, insérer et retirer la cup peut être délicat voire impossible. À cause de ma candidose j’ai déjà eu des périodes où je ne pouvais pas m’en servir car elle me faisait trop mal, du coup j’avais dû remettre des tampons (bio, évidemment).

 

  • Le premier jour des règles j’ai parfois l’impression que l’effet ventouse me provoque quelques douleurs dans le ventre : rien de très grave mais c’est une petite gêne. Je ne sais pas si ça arrive qu’à moi ou non… ^^

 

  • J’aime beaucoup moins quand l’effet ventouse est trop fort, que ma cup est placée assez profondément et que je passe vingt minutes à m’escrimer à la retirer ! Ah ah, heureusement ça n’arrive pas souvent mais même après trois ans j’ai encore droit à ce genre de moment gênant ! Dans ces cas-là il ne faut pas paniquer et, avec douceur et patience, essayer le combo total pousser avec les muscles + doigt jusqu’au rebord + pincer la base de la cup !

 

Chouette interlude

 

Mes conseils (plus ou moins glamour !)

 

  • N’hésitez pas à essayer plusieurs cups. Je sais que le prix n’y incite pas vraiment, mais j’ai changé de modèle le cycle dernier et je suis beaucoup mieux avec celui-ci. J’avais la Mooncup en taille 1 et je la trouvais très rigide. Quand j’ai arrêté la pilule il y a deux mois, mon flux est devenu trop important pour cette taille et j’ai acheté la Divacup en taille 2. Et là, révélation ! La Divacup est beaucoup plus souple et je la trouve vraiment plus simple et agréable à utiliser. J’avais peur qu’avec sa grande taille elle soit moins confortable mais c’est tout l’inverse, et je peux de nouveau tenir toute la journée sans la vider. Certaines personnes préfèrent les cups assez rigides, du coup le mieux c’est d’essayer !

 

  • Pousser (comme pour faire caca !) peut vraiment aider à retirer la cup, mais parfois aussi à l’insérer car cela dilate l’entrée du vagin. À tester !

 

  • Ne tirez jamais directement sur votre cup sans annuler l’effet ventouse !

 

  • Pour faciliter l’insertion, pensez à mouiller vos mains et la cup, voire à utiliser un gel lubrifiant à base d’eau, notamment si c’est au début des règles et qu’elles n’ont pas encore lubrifié le vagin.

 

  • Si votre cup ne se déploie pas, tournez-la un peu sur elle-même et cela devrait marcher !

 

  • Vous êtes soudainement tombée sur un truc dur à l’intérieur de votre vagin ? Félicitations, vous venez de trouver votre utérus ! On le reconnaît à sa forme ronde et ferme, il se situe plutôt au fond du vagin.

 

  • Si vous avez des fuites, pas de panique ! J’en ai moi-même longtemps eu, jusqu’à ce que je comprenne d’où elles viennent. Le premier réflexe est de bien vérifier qu’elle soit déployée correctement, et pour cela passez un doigt tout autour pour vérifier qu’elle colle bien partout aux parois vaginales. Si ce n’est pas le cas, remontez jusqu’au rebord et faites passer un peu d’air pour créer l’effet ventouse. Ensuite, il faut que nous parlions utérus. Votre cup doit se trouver dans l’alignement de votre col de l’utérus, sinon le flux passera à côté (voir le schéma ci-dessous). Le mieux est de rechercher où se trouve le vôtre (faisons un peu de spéléologie…) de manière à savoir comment placer votre cup. Depuis que je sais où est le mien je n’ai plus jamais eu de fuites !

 

Fuites cup

Source : http://belleblonde.net/coupe-menstruelle-test/

 

 

Voilà pour ce nouvel article-fleuve, je crois avoir fait un bon tour d’horizon !

Et vous, avez-vous déjà essayé la cup ? Quel modèle préférez-vous ?

15 mai 2017
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4 Comments

  • Reply Héloïse

    Merci pour ton article! J’ai moi aussi testé plusieurs cups avant de finalement trouver la Lunéale, que j’ai gagnée grâce à un concours! Je crois que je ne l’aurais jamais choisie de moi-même car elle n’a pas de tige et je craignais de ne pas m’en sortir pour la retirer^^ En réalité, elle me convient parfaitement, elle s’enlève facilement et elle est super confortable 🙂 Mon seul souci, c’est que quelle que soit la cup, même après maintes vérifications de l’effet ventouse, positionnement par rapport au col de l’utérus, j’ai encore parfois des fuites. Je ne sais pas trop pourquoi… Mais du coup, j’ai des protège-slips lavables en cas de doute 😉

    15 mai 2017 at 17 h 46 min
    • Reply Anaïs

      Coucou Héloïse,
      J’avoue que si j’avais pas été obligée de changer de taille je serais restée avec la Mooncup, mais je me dis que ça aurait été bien dommage ! Pour les fuites, les seules que j’aie c’est vraiment si j’ai mal mis ma cup par rapport à mon utérus…
      C’est cool en tout cas que tu persévères et que tu aies trouvé un modèle qui te convienne ! Ça en vaut la peine à tous les points de vue selon moi !

      15 mai 2017 at 18 h 14 min
  • Reply stephanie

    haaaa la cup. J’ai acheté la mienne il y a 3 ans (une mamicup), je ne l’ai essayé que le mois dernier…tout simplement car avant sous pilule je n’avais plus de règle et que j’ai maintenant un diu en cuivre!!!!!! Bon, mon premier essais est encore tatillon, je n’arrive pas trop a la mettre, mais je me donne jusqu’à noël ( je veut y arriver).

    15 mai 2017 at 20 h 56 min
    • Reply Anaïs

      C’est pas forcément évident au début mais une fois qu’on maîtrise la cup, c’est le bonheur ! Bonne continuation 🙂

      15 mai 2017 at 21 h 41 min

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