Chronique d’une candidose #4 | Je révise mon jugement sur la chimie, j’arrête la pilule et je mets la candidose en stand by !

Chronique d'une candidose

 

Cela fait trop longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles concernant ma candidose ! Remédions à cela : j’aimerais vous faire un petit retour concernant la médecine chinoise, que je teste depuis plusieurs mois.

 

Retour sur la médecine chinoise

Je ne vais pas faire de langue de bois, je n’ai pas vu de changement radical grâce à la médecine chinoise. Cependant j’ai l’impression qu’elle aide petit à petit mon corps à retrouver son équilibre, en profondeur. Cette approche est en effet globale et vise à restaurer la bonne circulation énergétique dans les organes et l’ensemble du corps, le rendant ainsi assez fort pour combattre de lui-même les déséquilibres (intestinal notamment, pour ma part).

Dans mon traitement, pas d’aiguilles pour moi : c’était un deal dès le début avec ma thérapeute, si elle voulait que je revienne la fois d’après elle avait interdiction de m’enfoncer des aiguilles dans le corps ! De toute façon elle prônait une approche douce et bienveillante pour mon cas, donc les séances sont en réalité des massages pour activer la circulation de l’énergie. J’adore ! Je vais la voir à peu près une fois tous les deux mois, c’était seulement pendant les deux premiers mois que j’avais deux séances mensuelles. Du coup j’apprécie aussi que ma thérapeute espace très vite les rendez-vous au lieu de pousser ses patients à la revoir sans arrêt.

Son protocole comportait une partie alimentation, d’autant plus qu’elle était diététicienne à la base. Au début j’ai vraiment réussi à le suivre car je le trouvais très bien adapté à mes habitudes et suffisamment souple pour ne pas être trop contraignant et frustrant. Malheureusement depuis deux mois le moral fait le yo-yo, ce qui a fait revenir pas mal de compulsions alimentaires et donc un régime un peu plus chaotique.

 

 

J’ai une confession à vous faire…

Et croyez-moi, jamais je n’aurais pensé vous dire ça : je teste les antifongiques chimiques et j’en suis plutôt contente ! Alors je vous entends déjà me dire que je fais exactement ce que je condamnais à la base, et que c’est bien connu que la chimie ne marche pas sur le long terme. Oui et oui, je suis parfaitement d’accord. Je privilégie toujours des solutions naturelles si je le peux, et je ne suis pas convaincue que la chimie m’aide sur le long terme. Seulement je n’en pouvais plus de ces symptômes qui ne voulaient pas disparaître et de ces antifongiques naturels qui me rendaient malade (foie trop fragile donc nausées et indigestions à gogo).

Je me suis donc dit que quitte à tenter le tout pour le tout, j’allais essayer la chimie. J’ai choisi suivre le protocole de cheval que m’avait donné une gynéco spécialiste : un comprimé oral par semaine pendant six mois. Pour info, en général pour traiter un problème de ce genre, un médecin donnera tout au plus un comprimé par jour pendant trois jours… Ce qui m’a tout de suite bluffée, c’est que je n’avais aucun effet secondaire notable. Pas de problème de foie engorgé, pas de nausées ! Et mes sensations de mycoses diminuaient doucement.

Au bout de deux mois j’ai constaté que j’arrivais de nouveau à un palier : mes symptômes avaient un peu diminué mais il restaient maintenant à une certaine intensité, toujours assez handicapante, et ils augmentaient un peu dès que je mangeais un peu moins healthy pour revenir ensuite à ce même palier. Je trouvais aussi que les améliorations n’étaient quand même pas spectaculaires. J’en ai parlé à ma thérapeute et elle était de mon avis, elle pensait que l’on pouvait trouver encore quelques points à améliorer.

 

Chouette interlude

 

J’arrête la pilule et je remange un peu de poisson

Je lui ai parlé que cela faisait quelque temps qu’un certain nombre de personnes abordaient spontanément avec moi deux sujets de manière récurrente : la pilule et les protéines animales. Je sais que la pilule c’est mal, mais moi elle me convient très bien : je suis rassurée au niveau de l’efficacité de ma contraception, j’ai des règles moins abondantes et moins douloureuses, un syndrome prémenstruel plus calme… Bref, je me sens bien avec la pilule. Mais comme j’ai une cousine qui a soigné ses mycoses à répétition en l’arrêtant, je n’étais pas fermée à l’idée de faire l’essai moi-même. J’en suis donc à mon deuxième mois sans hormones et jusque-là je n’y vois que des inconvénients : encore moins de seins (apparemment c’était possible !), insécurité par rapport à la contraception, règles difficiles… La vraie vie d’une femme, quoi !

Au niveau des protéines, je suis végétarienne et c’est vrai que c’est un peu compliqué car les légumineuses ne me conviennent pas bien et je ne veux pas manger trop de soja. D’autre part, il faut être réaliste, trouver ses protéines dans les végétaux induit forcément d’augmenter sa consommation d’amidon, et donc de sucre. J’ai par conséquent décidé de réintroduire un peu de poisson pour diminuer un peu l’amidon.

 

 

Je mets la candidose en stand by

Tout cela était un bon plan, jusqu’à ce que je m’attelle à faire quelques changements dans ma vie qui malmènent mon moral et ravivent mes envies de sucre. J’ai alors décidé que j’allais déjà mettre ma priorité sur ces changements, et que la candidose attendrait que je sois à nouveau disponible pour m’en occuper. Je continue tout le protocole que j’ai mis en place (médecine chinoise, etc.) mais disons que ça n’occupe pas tout mon esprit. De toute façon il est prouvé que le stress acidifie l’organisme et qu’il est un facteur important de développement du candida, donc il me semble inutile de me gaver d’antifongiques si c’est pour avoir le moral dans les chaussettes et manger n’importe comment. En même temps, je peux aussi me le permettre car mes symptômes sont devenus moins handicapants au quotidien grâce à la chimie.

À côté de ça, j’essaie toujours d’en savoir plus à propos de la candidose. J’ai l’impression que l’alimentation joue quand même énormément, et même si ça m’arrache la bouche de le reconnaître, je crois que les céréales (au sens large, je parle des sucres lents) avec ou sans gluten sont aussi des aliments dont il faut se méfier. Je pense également qu’il est plus ou moins nécessaire de revoir notre habitude de manger sucré le matin et de commencer plutôt à manger du salé au petit-déjeuner.

J’en ai discuté avec ma tante, qui est en train de s’installer en tant que thérapeute et qui a fait pas mal de formations liées à la nutrition, les médecines alternatives et les pathologies digestives. Plus elle fait de formations et plus la piste qui se dessine pour traiter une candidose est longue et complexe : cela passerait par un mélange de régime alimentaire adapté, d’antifongiques sur une certaine période et de réensemencement de la flore sur au moins une année via des souches très ciblées et personnalisées…

Bref, pour une candidose bien vilaine, les solutions ne sont pas simples !

À suivre ! 😉

 

P.-S. : Dernier détail, j’ai senti que mon foie avait du mal à suivre il y a 3-4 semaines, du coup j’ai fait une cure de desmodium pour le drainer et depuis c’est nickel !

 

3 mai 2017
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2 Comments

  • Reply Lili

    Coucou,
    Merci pour ton retour d’expérience, toujours très intéressant à lire et inspirant !!!
    C’est vraiment bien de savoir (se) remettre en question, tester, rebondir, essayer…
    De gros bisous je pense à toi !

    3 mai 2017 at 13 h 58 min
    • Reply Anaïs

      <3 <3 <3 Je pense bien à toi aussi, je peux te retourner tous tes compliments :) Gros bisous

      3 mai 2017 at 14 h 17 min

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