Bilan lecture : J’arrête de râler !

Bilan lecture : J'arrête de râler !

J’arrive après la bataille, me direz-vous ! Quoi, un livre qui date de 2011 ? Tant pis, j’assume, je viens seulement de le découvrir ! J’ai lu le best-seller J’arrête de râler il y a quelques semaines, pile au moment où, je vous le disais, j’ai commencé à essayer de moins attirer l’attention sur mes petits problèmes lors des conversations. Cette lecture tombait donc à pic et j’aimerais vous en parler parce que j’ai vraiment adoré !

Présentation du livre

J’arrête de râler est le livre qu’a écrit Christine Lewicki après s’être lancé le défi de ne plus râler pendant 21 jours consécutifs. Pour cela elle avait mis un bracelet à son poignet et devait le changer de poignet à chaque fois qu’elle râlait, tout en remettant à zéro le compteur des jours sans râler. Elle publiait également une vidéo par jour où elle racontait l’avancée de son challenge, comment sa journée s’était déroulée et ce qui lui avait fait réussir ou échouer.

Au départ j’ai été surprise que le livre ne soit pas plus centré autour du challenge de l’auteur et qu’il soit si « théorique » concernant le fait de râler. Mais j’ai compris qu’il n’avait pas pour but de reprendre le contenu des vidéos de Christine Lewicki mais bien de dresser un bilan sur tout ce qu’elle a appris durant ce défi, sur nos habitudes liées au fait de râler et sur les leviers qui nous permettent d’améliorer notre vie. Et au final j’ai trouvé ce livre très riche.

 

Contenu

Partie 1 : Je me suis lancée un challenge : j’arrête de râler

Christine Lewicki commence en expliquant qu’elle s’est lancée ce challenge lorsqu’un soir elle a réalisé qu’en allant se coucher elle avait souvent l’impression d’avoir passé une mauvaise journée, alors qu’il ne s’était pourtant rien passé d’extraordinaire. Elle a alors pris conscience que si son quotidien lui pesait autant, c’était parce qu’elle râlait continuellement sur les petites frustrations quotidiennes et finissait par ne retenir que le négatif. Elle a donc décidé de passer 21 jours consécutifs sans râler.

Elle dresse ensuite un premier portrait de nos râleries et montre leur utilité. On râle pour créer du lien social en critiquant ceci ou cela, pour montrer notre mécontentement et nous insurger, pour briller en société en insinuant que nous sommes meilleurs ou plus intelligents que ceux que nous critiquons, pour rallier d’autres personnes à notre opinion… Râler nous est donc bel et bien utile, cependant cette habitude nous cantonne à une position de victime et n’améliore en rien les choses sur lesquelles nous râlons. L’auteur propose donc d’apprendre de nouvelles stratégies plus efficaces.

 

Partie 2 : ce que j’ai appris en chemin

Cette partie est très centrée développement personnel, et c’est en quelque sorte un résumé des différentes prises de conscience apportées par ce challenge.

La première, c’est que nous aurons toujours une multitude d’imprévus et de frustrations car nous menons une vie ordinaire. Nous avons l’habitude de passer notre temps à résister à ces frustrations, mais au fond même la vie la plus ordinaire est porteuse de bonheur ! Ce n’est pas les richesses, les possessions matérielles ou les événements sensationnels qui rendent heureux, mais c’est une certaine disposition d’esprit. Et ce challenge est un excellent moyen de se reprogrammer. Sortir de notre mode de résistance habituel en apprenant à vivre dans le présent, à ne plus nous laisser entraîner par nos pensées négatives, à ne pas tout contrôler, à ne pas forcément savoir ce qui est bon pour nous, etc.,  sont les premiers pas pour changer sa vie.

Christine Lewicki insiste aussi beaucoup sur la communication. Tandis que râler n’apporte rien de bon à personne, nous devons au contraire apprendre à communiquer de manière constructive. Finis les reproches et les malentendus, vive les demandes et explications claires et précises ! Pour elle, il est également salutaire d’apprendre à identifier nos besoins pour pouvoir ensuite les exprimer aux autres, de façon à favoriser la compréhension entre les personnes et la coopération.

Contre les râleries, enfin, elle prône de reprendre sa vie en main. La frustration est l’écart entre nos attentes et comment les choses sont. Nos attentes sont-elles réalistes, ou importantes ? Comment pourrait-on faire pour que la réalité colle à nos attentes ? Que peut-on changer dans notre quotidien ?

L’auteur nous suggère d’essayer différentes solutions et de persévérer jusqu’à ce que l’on trouve celle adéquate. Elle dit par exemple que chez elle, les crises du matins ont laissé place à une ambiance plus sereine depuis qu’elle demande à ses filles de choisir leurs vêtements la veille pour le lendemain. La clé, encore une fois, réside dans le fait d’être acteur et de faire les choses différemment. Ne pas remettre les choses au lendemain, anticiper, remettre du plaisir dans sa vie, faire attention à ce que la pression ne monte pas trop, accepter que les choses ne soient pas parfaites ou comme nous les avions prévues… Bref, un beau programme de remise en question !

 

Partie 3 : 21 jours pour passer de râler à célébrer

Dans la dernière partie, l’auteur aborde plus précisément les tenants et les aboutissants du défi. Elle explique les règles qu’il faut suivre pendant ce challenge, l’importance de porter un bracelet étirable pour bien l’appliquer, les quatre phases que l’on traverse… Elle nous donne également les clés pour distinguer ce qui relève de la râlerie ou de la simple discussion.

Enfin, le livre termine sur les questions les plus fréquemment posées pour bien suivre le challenge. On apprend par exemple qu’au total il a fallu 4 mois à l’auteur pour parvenir à 21 jours consécutifs sans râler. L’auteur nous rassure en précisant que râler dans sa tête est autorisé (sinon bonjour la migraine pour essayer de contrôler chacune de ses pensées !) mais que c’est l’exprimer, ne serait-ce que par un soupir, qui est proscrit. Elle précise aussi que le but n’est pas de ne plus jamais râler de sa vie, mais de suivre ce challenge suffisamment longtemps pour apporter des changements positifs durables et profonds dans sa vie.

J’ai trouvé cette partie très  intéressante car elle était concrète. Elle m’a vraiment donné envie de passer à l’action et de bousculer mes habitudes !

 

« Si vous ne pouvez pas changer quelque chose, changez votre attitude. »

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment été emballée par ce livre. Malheureusement la flemme a été la plus forte et je n’ai pas encore tenté les 21 jours sans râler ! Cette lecture m’a néanmoins beaucoup apporté et j’ai trouvé que c’était un témoignage très inspirant. L’essence de son message est en quelque sorte : « Si vous n’aimez pas quelque chose, au lieu de râler, changez-le. Si vous ne pouvez pas le changer, changez votre attitude. » Tout un programme que j’essaie au mieux d’appliquer dans mon quotidien ! 😉

 

Et vous, le challenge vous tente ? Faites-vous attention de ne pas vous laisser entraîner dans la négativité ?

Pour aller plus loin, rdv sur le site de l’auteur : https://jarretederaler.com/

22 avril 2017
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2 Comments

  • Reply Alicia

    C’est drôle depuis que je vis aux US j’ai l’impression de moins râler. En bonne petite française je partais avec une longueur d’avance certes mais vu que c’est assez mal vu ici c’est un peu comme si j’avais un bracelet permanent… Très sympa cet article en tout cas, merci !

    9 mai 2017 at 1 h 44 min
    • Reply Anaïs

      Coucou Alicia, merci pour ton petit mot !
      L’auteure vit également aux États-Unis et elle aussi trouvait que c’était vraiment prononcé chez les Français et que vivre à l’étranger l’aidait à arrêter… 😉

      10 mai 2017 at 9 h 33 min

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