10 étapes concrètes pour dépasser le sentiment de vide intérieur

10 étapes concrètes pour dépasser le sentiment de vide intérieur

 

Depuis le mois de janvier je vous parle de prises de conscience qui m’ont poussées à reprendre ma vie en main. Je vous ai raconté pas mal de choses sur le sentiment de vide intérieur, les dépendances diverses et variées qu’il induit et les prises de conscience qui sont nécessaires pour sortir de cette situation. J’aimerais maintenant partager avec vous les moyens que j’ai mis en place depuis le début de l’année et qui m’aident vraiment, concrètement, à reprendre le volant de ma vie. Je ne prétends pas maîtriser tous ces conseils à 100 % mais j’y travaille tous les jours et je peux vous garantir qu’ils font une vraie différence dans ma vie ! Alors allons-y, entrons dans le vif du sujet et voici les étapes qui vous aideront à combattre votre sentiment de vide intérieur !

 

 

1. Remonter son estime et sa confiance en soi

Lorsque le sentiment de vide intérieur est vif, notre estime et notre confiance en nous sont au ras des pâquerettes. On se sent bon(ne) à rien, inutile, inintéressant(e)… Même si sur le coup vous êtes persuadé(e) que ces pensées reflètent la réalité, rappelez-vous que ce n’est absolument pas vrai, que c’est le saboteur en vous qui parle.

Aussi la première chose que je vous conseille de faire est de lister les choses que vous avez accomplies et dont vous êtes fier(ère). Réussites scolaires, sportives, artistiques, professionnelles, personnelles, relationnelles… Passez en revue tous les domaines et glanez petits et grands succès. Relisez régulièrement cette liste et complétez-la au fur et à mesure que les choses vous reviennent en tête. Vous aurez ainsi un pense-bête qui vous rappellera votre valeur et vos forces. Il vous redonnera de la motivation pour aller de l’avant et mettre en place des changements dans votre vie.

 

Chouette interlude

 

2. Se reconnecter à ses émotions, ses envies et ses opinions

Avec le sentiment de vide intérieur, on a souvent tendance à se replier derrière les décisions des autres, et surtout derrière celles de son partenaire quand on est en couple. Or c’est une façon de nier ses émotions, ses envies et ses opinions. Retrouver sa personnalité et son indépendance passe donc forcément par le fait de se les réapproprier.

Pour commencer, demandez-vous régulièrement dans la journée comment vous vous sentez. L’idée est de reprendre contact avec vos émotions et vos ressentis personnels. Ensuite, essayez de déceler vos envies au fil de la journée. Cela peut être simplement de vouloir prendre un peu l’air, boire un verre d’eau ou se détendre devant une série. Vous allez ainsi progressivement réapprendre à vous écouter.

Prenez également de plus en plus l’habitude de décider par vous-même. Si au début vous ne savez pas répondre lorsque l’on vous pose une question qui implique une décision, n’hésitez pas à dire que vous allez y réfléchir et que vous donnerez votre réponse plus tard (10 minutes, 1 jour, 1 semaine… en fonction du contexte).

Vous ne parviendrez pas à changer votre comportement en trois jours, et c’est normal, soyez simplement patient(e) et célébrez chaque petite victoire. Rien que le fait de se poser des questions au lieu de répondre machinalement « Comme tu veux ! » est un pas en avant. Petit à petit vous verrez que vos envies et opinions deviendront plus claires pour vous et plus faciles à respecter.

Avec la pratique, vous serez également en mesure de réfléchir plus globalement sur votre vie et de faire germer de nouveaux projets. Aidez-vous dans ce cheminement avec cette réflexion :

 

« Et si demain je devais mourir, qu’est-ce que je voudrais faire avant ? De quelle manière voudrais-je profiter d’aujourd’hui ? »

 

Cela vous permettra de vous questionner sur vos objectifs et sur vos priorités. Vous garderez ainsi une attitude d’acteur(actrice) dans votre vie.

 

 

3. Apprendre à identifier et gérer ses émotions et ses besoins

C’est une étape clé pour pouvoir ensuite trouver des solutions pérennes au sentiment de vide intérieur. Pourquoi je vous parle de besoins ? Parce que les émotions y sont intimement liées : si l’on ressent une émotion négative, c’est qu’un ou plusieurs de nos besoins ne sont pas respectés. Au contraire si nous sommes dans un état positif, c’est que nous sommes en harmonie avec eux.

La non-satisfaction de nos besoins profonds est la raison pour laquelle nous avons des comportements stériles, et notamment les dépendances. Par exemple, dans mon cas, quand je manque de sommeil, je ressens un besoin de réconfort et de réassurance multiplié par dix par rapport à un jour normal. Cela provoque en moi un sentiment d’autant plus grand de vide et de solitude, et j’ai une envie irrépressible que quelqu’un me prenne dans ses bras et me dise des paroles réconfortantes (dépendance affective). Si je n’ai personne pour le faire, je jette alors mon dévolu sur la nourriture et je cherche à m’apaiser avec du sucré (compulsions alimentaires)…

Il est donc primordial d’apprendre à identifier nos émotions, puis à déchiffrer les besoins qui se cachent derrière. Cela nous permet de mettre le doigt sur le problème de fond pour ensuite chercher des moyens appropriés pour répondre à nos besoins. Dans mon cas cité plus haut, la solution est de veiller à aller me coucher tôt pour me sentir bien reposée et avec suffisamment d’énergie pour vivre ma journée.

C’est le fait de prendre conscience de mes besoins profonds qui me permet depuis quelque temps d’opérer des changements dans ma vie. Pour vous donner un deuxième exemple un peu plus profond, j’ai mis très longtemps à comprendre que la déprime que je ressens depuis des années provient en fait d’un grand sentiment de solitude, provenant lui-même de besoins non satisfaits d’appartenance (à un groupe social), de lien et de partage. Peu de partage implique un repli sur soi, par conséquent mes besoins de plaisir et de rire sont également carencés. Depuis cette prise de conscience, je fais mon possible pour élargir mon cercle social et sortir plus souvent et je vous garanti que la différence au niveau du moral est flagrante.

{Cette vision des émotions sous-tendues par nos émotions provient en grande partie des travaux de Marshall B. Rosenberg, le créateur de la Communication NonViolente (CNV). Pour apprendre à identifier vos sentiments et vos besoins, je vous conseille de vous appuyer sur des listes, par exemple celle-ci et celle-là (on en trouve très facilement avec une simple recherche Google).}

 

Chouette interlude

 

4. Ne pas se laisser entraîner par ses ruminations mentales

Vous savez que vous avez un petit saboteur en vous ? Celui qui vous répète que vous êtes nul(le), incapable, ennuyeux(euse), que vous ne réussirez jamais, que vous ne serez jamais heureux(se), que vous n’intéresserez jamais personne… ? Pour avancer, il faut vraiment apprendre à ne plus l’écouter. Pour cela, vous pouvez par exemple le ridiculiser en l’affublant d’un surnom et lui demander de se taire : « Ah, voilà Robert, mon petit saboteur ! Allez, retourne chez toi ! » Cette astuce simple suffit généralement à enrayer les reproches et les critiques que nous nous adressons.

De la même manière, quand vous ruminez des pensées négatives, prenez de la distance avec elles. Nous ne sommes pas nos pensées, c’est simplement notre mental qui prend le contrôle et qui part tout seul dans un dialogue intérieur fait de peurs et d’émotions négatives. Alors au lieu de vous laisser balloter par votre mental, prenez plutôt une place d’observateur(observatrice) de son cinéma, sortez les pop-corn et regardez le spectacle ! Ne vous jugez pas, restez simplement neutre et prenez bien conscience que ce n’est que votre mental qui s’emballe et non pas vous, votre personne.

 

 

5. Se respecter

Commencer par respecter ses envies et ses opinions est déjà très bien, mais redonnez-vous la première place dans votre vie en faisant preuve envers vous-même du respect que vous méritez. Ne vous traitez pas d’imbécile ou d’incapable mais voyez-vous comme une personne digne de respect qui a la volonté de s’améliorer. Souvent nous n’oserions jamais dire à quelqu’un toutes les insultes, tous les jugements et toutes les critiques dont nous nous accablons au fil de la journée. Pourtant cela ne nous pose aucun problème de nous infliger ce traitement ! Alors arrêtez de vous violenter mentalement et développez une relation saine avec vous-même.

Dans le prolongement de ce comportement, montrez-vous également du respect dans votre quotidien en arrêtant par exemple de faire les choses à moitié et en prenant l’habitude de vous chouchouter. C’est par exemple cesser de manger froid votre nourriture juste par flemme de la réchauffer, prendre le temps de vous mijoter de bons petits plats au lieu de cuisiner à la va-vite, respecter votre besoin de repos même si votre to-do list est inachevée, refuser de dire « oui » juste pour faire plaisir à quelqu’un d’autre… C’est aussi respecter votre corps en buvant et en allant aux toilettes dès que l’envie se fait sentir, en lui donnant une nourriture saine, en en prenant soin, en ne le traitant pas comme une machine, etc.

 

Chouette interlude

 

6. Arrêter de se plaindre

Parler du négatif ne fait que l’amplifier et lui donner corps, aussi prenons l’habitude de nous focaliser sur le positif ! J’ai remarqué que depuis plusieurs années je n’arrivais à créer du lien avec une personne que lorsque je parlais de mon état de santé fragile ou de mon moral flageolant. J’y gagnais le soutien et le réconfort de mon interlocuteur mais cela me cantonnait aussi à une position de victime et abaissait le niveau de conversation et de partage.

J’apprends donc à créer du lien autrement, autour de sujets positifs. Je suis persuadée que le positif attire du positif et que se focaliser sur ce qui va bien est beaucoup plus constructif pour tout le monde ! Bon, j’avoue que je suis encore loin d’être une championne dans ce domaine mais j’essaie vraiment de moins parler de mes petits problèmes.

 

 

7. Recréer du lien

En parlant d’être en lien, justement, il est nécessaire d’en récréer pour combattre le sentiment de vide intérieur. Il faut en recréer un avec soi, d’abord, et c’est ce dont nous venons de parler avec la reconnection à ses envies, ses besoins et à son corps. Mais il faut bien sûr recréer du lien avec les autres, que notre réflexe de repli sur soi a probablement beaucoup détérioré.

Le plus dur est de faire le premier pas car nous sommes ancré(e) dans des habitudes qu’il va falloir changer. Changer de dynamique n’est pas toujours simple et il faut au début se forcer à créer de nouvelles opportunités de rencontres avec des personnes connues ou inconnues. Heureusement, une fois la machine lancée il devient de plus en plus facile de cultiver ses relations… Commencez donc par voir régulièrement les gens de votre entourage que vous appréciez, et n’hésitez pas à vous inscrire à une nouvelle activité ou à participer à des événements près de chez vous.

 

Chouette interlude

 

8. S’aérer la tête

C’est un classique : s’aérer la tête, sortir, aller à la découverte d’un nouvel endroit est une technique infaillible pour nous donner un vrai coup de boost. On ne s’en rend pas forcément compte mais il est fréquent d’avoir une impression d’enfermement qui nous oppresse au quotidien, que ce soit chez soi ou de manière plus générale dans sa vie. Pour repartir du bon pied, rien de tel qu’une petite virée qui change de nos habitudes !

Sans même parler de partir en voyage, profiter d’une journée en prenant la voiture ou le train vers une destination inconnue, ou simplement enfourcher son vélo et pédaler vers un nouvel endroit fait un bien fou… Cela permet de défocaliser votre attention de votre petite vie quotidienne et d’y faire entrer du neuf. Vous pouvez également changer d’air simplement en voyant quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis un certain temps et avec qui vous vous sentez bien. Toutes les idées sont bonnes, pourvues qu’elles vous changent de votre petite routine !

 

 

9. Agender ses activités

Quand on est morose, apathique, on a tendance à empirer notre déprime en restant dans le canapé et en culpabilisant de toutes les choses que, du coup, on ne fait pas. S’il n’y avait que deux choses à retenir, avec l’identification des besoins, ce serait qu’il faut se forcer à faire des choses pour repartir dans une dynamique positive. En restant encore une fois dans une attitude passive, on ne fait que cultiver la frustration et la culpabilité.

L’astuce est donc de commencer à lister les choses que nous avons à faire, et de commencer à les incorporer une à la fois dans son agenda, en définissant un horaire pour le faire. Pour ma part j’utilise une application qui me permet de lister et de programmer les tâches et leurs rappels. Bien sûr après il faut jouer le jeu et s’y tenir, en effectuant chaque tâche programmée.

Cela peut paraître tout bête, mais cette astuce fait une différence incroyable dans le quotidien. Au début cela demande beaucoup d’effort car il vous faut vaincre vos résistances. Il faut en effet se faire violence pour être dans l’action quand on a été dans la passivité si longtemps. Par conséquent, au début ce n’est pas de faire ces tâches qui vous procureront du plaisir, mais la satisfaction d’avoir accompli quelque chose. Et c’est ce sentiment de satisfaction deviendra votre moteur pour accomplir plus de choses encore et pour reprendre goût à l’action et au changement.

Il faut donc y aller petit à petit, en commençant par ajouter une seule action par jour la première semaine. Puis on peut augmenter à deux actions par jour la semaine d’après, puis trois la semaine suivante… Le but est de prendre progressivement un rythme. Il faut également découper chaque tâche en petits objectifs concrets, pour ne paniquer devant ce qui nous paraît être une montagne. Par exemple, si votre objectif est de cuisiner le soir, commencez la semaine ainsi : jour 1 – chercher 2 recettes et établir la liste de courses ; jour 2 – faire les achats ; jour 3 – faire la première recette ; etc. Il est en effet bien plus facile et concret de se fixer comme objectif de trouver deux recettes plutôt que de se dire que vous devez vous « mettre à cuisiner », n’est-ce pas ?

 

Chouette interlude

 

10. Remplir le vide en se « nourrissant » intérieurement

L’apathie que l’on ressent avec le sentiment de vide intérieur nous a souvent vidé(e) de toute volonté et du moindre plaisir, et en général ce qui constituait nos passions nous semble maintenant insipide et ne nous apporte plus de joie. Ainsi, après avoir équilibré vos émotions, vos besoins et vos relations, il vous faudra inévitablement apprendre à vous « nourrir » de l’intérieur. J’entends par là le fait de s’enrichir de nouvelles expériences, connaissances, compétences ou aptitudes, sur un plan physique ou intellectuel.

Cela peut passer par le fait de reprendre vos anciennes passions et/ou de vous essayer à de nouvelles activités. Ciné, musique, lectures, activités sportives, voyages, bénévolat… Même si au début vous aurez probablement des résistances, ne vous en faites pas car elles diminueront progressivement, c’est encore une fois le temps de se remettre en selle. Dès que vous aurez trouvé des activités qui vous font vibrer, c’est gagné ! Alors essayez mille et une choses, faites ce que vous n’avez jamais osé faire, sortez de votre zone de confort, amusez-vous ! Prenez la vie comme un jeu et jouez ! Parfois vous échouerez mais on s’en fiche, profitez de chaque instant, faites-vous plaisir, sentez-vous vivant(e) !

 

 

Mon bilan personnel depuis 3 mois

Depuis janvier dernier où j’ai vraiment décidé de me reprendre en main, j’ai arrêté de passer le plus clair de mon temps libre sur mon ordinateur et je travaille beaucoup sur ma dépendance affective. Je vous avoue que de tels changements provoquent de sacrés remous et il y a des (très) hauts et des (très) bas.

J’ai passé quelques semaines vraiment dures où j’ai pris ma solitude de plein fouet (je me refusais pourtant à allumer mon ordinateur). J’ai pris l’habitude de me forcer à faire des choses au quotidien (celles que je mets dans mon agenda) et c’est une technique qui porte ses fruits car elle me donne à nouveau de l’entrain. Je me demande souvent comment j’ai envie de profiter de ma journée et j’essaie de faire un maximum de choses.

Je me suis réinscrite à un cours de théâtre d’impro et ça crée un changement incroyable dans ma vie : le cours hebdomadaire me permet de sortir de ma zone de confort, de partager des moments de jeu avec d’autres personnes très cools ; je côtoie également pas mal de gens en-dehors des cours pour divers spectacles et événements. Après plus de trois mois d’efforts j’ai encore des moments où le moral est très bas, mais j’ai l’impression d’évoluer à vitesse grand V ! J’ai hâte de voir ce que ça donnera dans quelques mois…

 

Voilà pour cet article éléphantesque ! Dites-moi si vous y avez trouvé des choses utiles et venez me racontez comment vous faites pour améliorer votre vie, ça m’intéresse !

 

11 avril 2017
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