4 prises de conscience essentielles pour changer sa vie

4 prises de conscience essentielles pour changer sa vie

 

On connaît le sentiment de vide intérieur, on a un peu compris comment il fonctionnait et comment il nous poussait à des dépendances diverses et variées… C’est déjà très bien, mais que fait-on ensuite ? Pour moi, le vrai déclencheur qui m’a poussé à initier des changements dans ma vie a été un ensemble de petites prises de conscience sur la vie que je menais. Poser un regard plus détaché et neutre sur la situation est en effet essentiel pour comprendre ce qui se passe et voir ce que l’on devrait changer.

J’ai longtemps été insatisfaite de ma vie, tout en ne sachant pas vraiment quels étaient les vrais problèmes ni quoi mettre en œuvre pour l’améliorer. J’avoue que je suis très têtue et qu’il faut vraiment que je me prenne un gros mur dans la tête pour comprendre quelque chose ! (Oups…) A posteriori, je regrette de n’avoir pas pris plus de recul avant, de ne pas avoir écouté certaines personnes ou simplement… de ne pas m’être mis un coup de pied aux fesses plus tôt ! J’ai l’impression que j’ai une vision tellement différente maintenant ! C’est un peu comme si j’avais enfin les cartes en main. Du coup je voudrais partager avec vous ces prises de consciences qui m’ont aidée à ouvrir les yeux.
 

 

1. Abandonner la position de victime

La première chose à comprendre pour reprendre en main sa vie, c’est qu’il faut sortir de sa position de victime. Avec le sentiment de vide intérieur, on a tendance à vivre sa vie de manière passive, c’est-à-dire en attendant que les choses « nous arrivent ». On a l’impression de ne pas avoir prise sur les événements, de ne pas maîtriser grand chose, du coup on se replie sur nous-même, sur le connu, le confortable. On est profondément insatisfait(e)s et on se lamente sur notre sort.

Mais rester dans cette attitude, dans cette position de victime, c’est le meilleur moyen de gâcher notre vie car nous n’en sommes que spectateur ! Si on reste passif(ve) et qu’on ne prend aucune initiative, il est logique que rien ne nous arrivera ! Rien de mauvais, mais rien de bon non plus ! Le bonheur ne tombe pas du ciel… J’en ai vraiment pris conscience quand j’ai réalisé que j’allais avoir 27 ans, que j’avais l’impression de n’avoir rien fait de ma vie et que jusque-là je ne m’estimais pas vraiment heureuse. 27 ans, mince ! Ça devrait être mes plus belles années (comme on ne cesse de nous le répéter) !

Il est donc fondamental de réaliser que nous sommes à 100 % responsables de notre vie, peu importe ce qui nous arrive. Même les difficultés sont là pour nous apprendre quelque chose et nous faire évoluer. Elles nous sont donc bénéfiques, même si elles engendrent de la souffrance lorsqu’on les vit. Alors prenons du recul et reprenons le pouvoir ! Qui le fera pour nous, si nous ne le faisons pas nous-même ?

L’idée à travers cette prise de conscience n’est pas de se juger ou de se flageller mais simplement de poser un autre regard, détaché et neutre, sur notre vie. De toute façon beaucoup d’autres personnes sont dans la même situation que nous, il n’y a pas de jugement ou de honte à avoir ! Le but est simplement de comprendre ce qui se passe et de chercher des solutions.

J’aime bien me rappeler régulièrement cette phrase d’Einstein :

 

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et d’attendre un résultat différent. »

 

C’est une évidence, et pourtant nous l’oublions tellement vite ! Si je suis timide et que je passe mon temps à me cacher, je resterai toujours timide, et je le deviendrai même de plus en plus. C’est au contraire en choisissant de dépasser ma timidité, ne serait-ce que par de petits gestes, que la situation évoluera. Alors on se secoue, on se redresse et on passe à l’étape suivante !

 

Chouette interlude

 

2. Observer ses ruminations mentales et les décrypter

Si les ruminations mentales ne sont pas vraiment bénéfiques, elles sont en revanche un excellent moyen d’analyser sa vie, ce que l’on veut ou non. Prenez un papier et notez les objets de vos ruminations. Faites cet exercice sur une période suffisamment longue, au moins toute une journée. Vous allez ainsi repérer vos principaux tracas. À la fin de la journée, faites la synthèse des différents objets de vos ruminations que vous avez notés : ne restez pas trop factuel(le) mais élargissez la réflexion. Le but est vraiment de penser à notre vie dans sa globalité, aux nouvelles directions, aux nouvelles couleurs que nous souhaitons lui donner. Pour cela, classez vos pensées en grandes catégories : santé, relations, passions, argent… Ensuite, essayez d’analyser l’origine de vos différents soucis et insatisfactions, et donnez des pistes pour les dépasser.

Par exemple, j’ai réalisé que je ressassais trop souvent le passé. J’ai pris conscience que je devrais plutôt prendre l’habitude de réfléchir à ce que je voudrais pour mon avenir et de définir de futurs objectifs.

Ma santé occupe également une place majeure dans mes ruminations. J’ai cette candidose, ce problème de cheville qui m’empêche de faire du sport et plein d’autres activités… J’ai pris du recul et j’ai décidé de ne plus me laisser diriger par ces problèmes de santé. Au lieu d’attendre pendant des années, cloitrée chez moi, une guérison hypothétique, j’essaie de ne vraiment plus me focaliser là-dessus et de suivre mes envies, de trouver des activités que je puisse faire et qui me procurent du plaisir.

Un dernier gros morceau a été de prendre la mesure de mon sentiment de solitude. J’ai étudié à Bordeaux, quand je suis revenue dans ma région natale mes amies sont parties à l’étranger… Du coup je sors peu et j’ai très peu de moments de partage enrichissants. Mais je suis maintenant déterminée à voir plus de monde et à sortir plus.

Je pourrais continuer encore longtemps, mais voilà les grands axes de ma propre réflexion. Tout ça vous paraît peut-être bateau, mais quand on a la tête dans le guidon ce n’est pas forcément facile de prendre du recul sur soi. Ma solitude était évidente, je la ressentais bien, mais il m’a fallu toute ces années pour comprendre qu’elle était à la racine de beaucoup de choses !

 

 

3. Derrière quelles excuses nous réfugions-nous pour ne pas créer la vie dont nous rêvons ?

Dans la ligne droite de l’analyse de nos ruminations, passons à l’analyse de nos excuses. Nous avons tou(te)s nos excuses favorites pour ne pas faire ce dont nous avons besoin. Et nous résistons toujours le plus à ce qui nous est le plus nécessaire…  Alors quels sont vos freins ?

Par exemple, est-ce que la peur de l’échec vous empêche de vous lancer dans une activité nouvelle qui vous fait envie depuis longtemps ? Est-ce que la peur du jugement vous retient de faire un changement dans notre vie qui serait important et nécessaire ? Prenez-vous souvent l’excuse de l’argent pour ne pas investir dans ce qui nous rendrait vraiment heureux ? Est-ce que vous répétez à longueur de journée que vous n’avez pas le temps, et vous restez sur cette croyance en ne vous en accordant pas ?

Moi par exemple, encore une fois, j’ai l’habitude de prendre mes douleurs physiques comme excuse à tout, comme si elles m’empêchaient de bouger et de vivre. Toutes ces excuses proviennent de peurs qui sont pour la grande majorité infondées. Dépassons-les, vivons, profitons !

 

Chouette interlude

 

4. Identifier nos comportements de fuite

Dernière prise de conscience, nos comportements de fuite. J’en ai longuement parlé dans l’article précédent sur les dépendances. Je vous y expliquais comment le sentiment de vide intérieur nous poussait vers diverses dépendances pour nous « remplir ».

Personnellement, j’ai 3 principales faiblesses : la dépendance affective, mon ordinateur et la nourriture.

Pendant des années, j’ai passé mes soirées et mes week-ends entiers à surfer sur le net. C’était plutôt plaisant : je regardais plein de choses jolies et futiles et comme j’étais absorbée, je ne réfléchissais pas à ma solitude ni à mon insatisfaction.

J’étais également persuadée que j’avais besoin d’un homme pour me sentir heureuse. Je voulais le voir tout le temps et tout partager avec lui. Quel bonheur quand j’étais dans ses bras ! Mais au fond, je sentais bien, même en sa présence, qu’il me manquait quelque chose. Et je rejetais encore la faute sur lui, me disant que si je n’étais pas 100 % satisfaite, c’était parce que je n’étais pas avec le bon !

Enfin, dès le moindre petit tracas, j’avais un besoin compulsif de manger du sucré pour m’apaiser. Ah, la nourriture, ma meilleure amie-ennemie !

Je pourrais encore ajouter à cette liste mon habitude de faire du shopping pour m’occuper, et la sensation de futilité et de vide une fois rentrée chez moi. J’oubliais que les biens matériels ne rendaient pas heureux…

Et vous, quels sont vos comportements de fuite préférés ? La télé ? Les sorties ? Les jeux vidéos ? La salle de sport à outrance ? Quelles sont ces habitudes qui vous sont nécessaires mais qui pourtant ne sont qu’une vaine fuite en avant ? Occupez-vous votre temps libre de manière à ne pas penser, à ne pas vous confronter à vos démons ?

 

 

Ces 4 prises de conscience me semblent essentielles pour ouvrir les yeux et apporter des changements dans sa vie. Elles peuvent peut-être paraître futiles à la lecture, mais je vous promets que si l’on se penche vraiment sur ces différents points, ils nous bousculent vraiment !

Au terme de cette réflexion, j’ai commencé à avoir une vision plus réaliste de ma vie (je crois, du moins !). Je me suis rendu compte que cela faisait des années que je n’étais pas heureuse, et comme j’ai été longtemps célibataire, j’étais persuadée que quand je trouverai quelqu’un je serais enfin comblée. Du coup, en couple je ne vivais qu’à travers mon copain, et je n’en étais pas plus apaisée parce que je ressentais toujours un manque !

Maintenant j’ai compris qu’il fallait que j’apprenne à être heureuse par moi-même avant de pouvoir vivre une relation épanouie. Et cela passe par le fait de profiter à fond de ma vie, de me lancer dans des projets, d’élargir mon cercle social, de m’amuser, de m’émerveiller et, au lieu de rester recroquevillée dans mon coin sombre, apprendre à m’ouvrir à tout ce que la vie a à m’offrir ! Bref, il faut tout simplement que j’apprenne à vivre…

 

Et vous, est-ce que tout cela vous parle ? Quel bilan faites-vous de votre vie ? Comment aimeriez-vous l’améliorer ?

15 mars 2017
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2 Comments

  • Reply Lizou

    Très bel article !
    Je pense en effet qu’il faut apprendre à vivre pour soi, essayer d’être dans le positivisme et de trouver son equilibre. C’est un cheminement qui peut être long mais rien que le fait d’en avoir conscience ( à nos âges ) montre une réelle maturité et une transformation déjà en cours. On a encore toute la vie devant nous et je trouve vital de ne pas avoir de regrets au moment de nos vieux jours où de réaliser trop tardivement toutes les belles choses qui nous sont passées à côté. J’ai lu une citation qui m’inspire  » l’homme sage se crée plus d’opportunités qu’il n’en trouve » : quid de la sagesse ? C’est être passif ou actif ? Pour moi c’est à nous de nous créer notre vie sans attendre que les bons projets viennent à nous. Nous devons être moteur de notre epanouissement. Je te souhaite de trouver le chemin de vie qui te comblera et te rendra heureuse !

    25 mars 2017 at 10 h 34 min
    • Reply Anaïs

      Merci Lizou ! Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je me dis que j’ai attendu beaucoup trop longtemps que les choses se passent, c’est maintenant à moi de provoquer les choses, comme tu dis ! Bisous !

      26 mars 2017 at 11 h 11 min

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