La dépendance, la mauvaise solution de notre inconscient pour combler le vide intérieur

La dépendance, la mauvaise solution pour combler le sentiment de vide intérieur

 

Maintenant que l’on a fait connaissance avec notre petit Détraqueur, nous allons découvrir qu’il nous lance des sortilèges de confusion pour se nourrir de toujours plus d’émotions positives. Car comme je vous l’ai dit, sa spécialité est d’aspirer celles qu’il y a en nous et de nous laisser dans l’état d’une coquille vide. Mais il a toujours faim et il cherche toujours plus de nourriture !

Cela provient du fait que l’inconscient déteste le vide. Or comme nous ressentons un grand vide en nous, notre inconscient va mettre au point des stratagèmes pour le combler, qui malheureusement sont toujours inadaptés, inopérants voire dangereux. D’où le fait que pour aller mieux, il faut absolument prendre conscience de ces schémas pour en sortir !

 

 

L’idée du siècle de notre inconscient : la dépendance

Eh oui, c’est sa stratégie chouchoute ! Allez, vous reprendrez bien un peu de dépendance pour combler votre vide intérieur ? Se jeter sur la nourriture, acheter de manière compulsive des biens matériels, s’épuiser à la salle de sport, remplir son agenda à outrance, passer ses journées sur son ordinateur, être accro à l’amour ou à des substances diverses et variées… tous ces comportements sont autant de stratégies pour combler le vide. Il est même très courant d’avoir plusieurs dépendances, un combo classique étant celle à la nourriture couplée à la dépendance affective. Si vous êtes sujet(te) au sentiment de vide intérieur, je parie que vous vous êtes déjà dit : « Oh tiens, je me sens seul(e)… Et si j’allais faire du shopping ? », « Ce soir je ressens vraiment un manque… J’ai une plaque de chocolat dans le placard, c’est pile ce qu’il me faut ! », Ou encore : « Je me sens vide… J’ai besoin qu’on me prenne dans les bras, où est mon copain/mari(copine/femme) ? »

À l’origine, tous ces comportements sont bénéfiques pour nous car ce sont des tentatives de la part de notre inconscient pour soulager notre malaise intérieur et notre sentiment d’incomplétude. En effet, en nous servant d’une activité ou d’une personne pour combler le vide, nous sommes momentanément apaisé(e)s car nous avons une dose de plaisir qui vient masquer notre mal-être. C’est vraiment comme si nous étions drogués : quand la tension produite par le sentiment de vide intérieur devient trop importante, nous cherchons frénétiquement un fix (une dose de notre drogue) pour nous soulager. Quand on l’a trouvé, l’apaisement est immédiat, ce qui nous fait croire que cette drogue nous fait du bien… Avouez qu’on se sent vraiment mieux après avoir bien fait chauffer notre carte bleue, ou après avoir mangé le pot de Nutella !

 

Chouette interlude

 

Une dépendance particulièrement insidieuse : la dépendance affective

J’aimerais attirer votre attention en particulier sur la dépendance affective. C’est une dépendance très répandue parmi les personnes souffrant du sentiment de vide intérieur, que je trouve très insidieuse parce qu’on pourrait facilement croire qu’elle fait partie d’une relation amoureuse normale. La dépendance affective, c’est croire que l’on ne peut pas vivre sans l’amour de l’autre. On attend qu’il(elle) nous comble, qu’il(elle) remplisse le vide qui est en nous. On lui demande qu’il(elle) nous apporte le sentiment de sécurité intérieure que nous n’arrivons pas à ressentir par nous-même, qu’il(elle) nous rassure et nous réconforte.

On parle de dépendance car on en vient à vivre à travers l’autre, pour l’autre, très souvent en s’oubliant soi-même. La moindre séparation est très difficile à vivre car on n’a plus notre drogue sous la main, on est en manque. Ne parlons pas de rupture, qui nous plonge très souvent en dépression parce que l’on ne sait pas exister par nous-même !

Certaines personnes enchaînent les relations pour « surfer » sur l’intensité du début de la relation, d’autres au contraire persistent dans une relation mais s’installent dans un rôle où elles sont toujours en demande d’attention et d’affection de la part de l’autre. Plus grave encore, la dépendance affective est la raison pour laquelle certaines personnes restent dans des relations toxiques et violentes. Elles vivent à travers l’autre et ne peuvent pas (pensent-elles) vivre sans lui(elle), aussi dangereux soit-il(elle).

Il y aurait beaucoup à dire sur la dépendance affective parce que c’est un sujet très vaste (on peut même être dépendant affectif de son animal de compagnie !) et complexe. C’est promis, je l’aborderai plus longuement dans un prochain article !

 

 

Les dépendances entretiennent le vide

Le problème, c’est que les effets de notre drogue (nourriture, shoping, sorties, dépendance affective…) s’estompent rapidement et que la tension due au sentiment de vide intérieur revient de nouveau. C’est un puits sans fond ! Mais l’inconscient, lui, ne veut rien entendre : un problème ? Un nouveau pot de Nutella et plus de problème ! C’est le sortilège de confusion que nous lance notre Détraqueur pour que l’on continue à lui donner sa nourriture : il a bien aspiré les émotions positives que notre fix nous a procurées, du coup il nous fait croire que ce fix nous est indispensable, il nous fait en rechercher de nouveau et se nourrit encore !

En réalité, la petite stratégie de notre inconscient est une pure illusion. Demander à l’autre, à la nourriture, à l’alcool, à la drogue, au shopping compulsif, etc., de combler notre vide intérieur, ne marche jamais. C’est en effet comme essayer de remplir un panier percé : on a beau recevoir, on en demande toujours plus car finalement cela ne solutionne pas notre problème. Si cela peut fonctionner au début, on réalise vite que le vide est toujours là, tapi au fond de nous.

D’ailleurs, vous l’avez probablement déjà constaté par vous-même. Par exemple quand on vient d’acheter quelque chose, sur le coup on est très satisfait(e), on se sent bien. Mais généralement l’impression de vide revient dès qu’on passe le pas de notre porte ! Pareil lorsqu’on vient de s’empiffrer, sur le coup on se sent mieux, puis on commence à culpabiliser et on finit par se sentir encore plus insatisfait(e) qu’avant. Dans la dépendance affective, quand la personne est avec nous on se sent enfin vivant(e), comblé(e), mais dès qu’elle s’éloigne, c’est la panique car sa présence ne faisait que masquer notre vrai état intérieur !

Alors on commence à en vouloir à l’autre, au shopping, à l’alcool… de ne pas nous combler, de ne pas nous satisfaire, et on retombe dans le mal-être. On est constamment en demande, la tension en nous se fait de plus en plus grande… Et hop, sans s’en rendre compte, on se transforme à notre tour en petit Détraqueur, toujours en quête de son fix ! En définitive, tous ces comportements qui au départ sont bénéfiques se révèlent en fait néfastes.

 

Chouette interlude

 

La solution au sentiment de vide vient de l’intérieur uniquement

La seule et unique manière pérenne de retrouver un sentiment de plénitude et de bien-être vient de l’intérieur. On vient de le voir, tenter de le trouver à l’extérieur ne fait que renforcer le sentiment de vide intérieur. C’est donc en apprenant à se connaître et en apprivoisant notre sentiment de vide que nous accèderons à la sérénité. Mais c’est un chemin très long et difficile que d’apprendre à se donner soi-même suffisamment d’amour et de confiance ! Il y a forcément des hauts et des bas, on ne connaît jamais que des victoires. Et si je doute qu’il soit possible de chasser totalement le sentiment de vide intérieur, il est en tout cas possible d’apprendre à le diminuer et à le côtoyer. Il passera alors du rôle d’ennemi à celui de simple trublion…

 

Du coup, la prochaine étape pour apprendre le sortilège du Patronus et vaincre notre petit Détraqueur sera de passer au crible nos mauvaises habitudes et les émotions qui les sous-tendent afin de pouvoir corriger les premières et mieux gérer les secondes. C’est ce qui nous attend dans le prochain article, on se retrouve très vite !

2 mars 2017
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1 Comment

  • Reply Fleur

    Bonjour Anaïs,
    Ton article est super, je me rend compte (j’en avais déjà conscience mais pas autant) que je comble un certain vide par du sport et beaucoup par la nourriture. Lorsque je ne fais pas de sport par exemple, j’ai l’impression de n’avoir rien fait de ma journée.
    Je me sens moins frustrée grâce à la méditation et en prenant conscience, mais c’est encore un long chemin à parcourir…

    J’ai hâte de lire la suite ! 🙂

    2 mars 2017 at 9 h 31 min
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