Mycoses vaginales : le guide ultime 2/2 | Éviter les récidives

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Mycoses vaginales : le guide ultime 2/2 | Éviter les récidives

 

Soigner une mycose, c’est bien, mais éviter qu’elle ne récidive, c’est encore mieux ! Après le premier volet consacré aux astuces pour soigner une mycose, je vous donne un maximum de conseils pour vous débarrasser des mycoses de manière définitive. Petites habitudes ou grands changements dans le quotidien, c’est parti !

 

 Les précautions d’usage

Commençons par quelques petites choses à vérifier et réflexes à adopter.

 Quelquefois les symptômes d’une mycose peuvent cacher en réalité une allergie — ou tout du moins une réaction — à la lessive, au détachant ou à l’assouplissant utilisés pour laver les sous-vêtements. N’hésitez pas à changer vos produits habituels pour voir si vous constatez une différence ou non.

 Certaines femmes pensent avoir des mycoses récidivantes, car leurs symptômes concordent, alors qu’elles souffrent en réalité de sécheresse intime. Dans ce cas je vous conseille de vous masser en interne et en externe avec de l’huile de coco ou de l’huile de bourrache (ou toute autre huile végétale de votre choix) au moins deux fois par jour. L’huile de coco est intéressante pour ses propriétés antibacériennes et antifongiques, tandis que l’huile de bourrache apaise et redonne à la peau souplesse, tonicité et élasticité. Vous pouvez aussi utiliser de la glycérine végétale plutôt qu’une huile, si vous préférez. N’hésitez pas à vous référer à l’excellent article de Sois bio et bats-toi pour d’autres conseils.

Privilégiez les sous-vêtements en coton car les matières synthétiques favorisent le développement des bactéries. De même, les strings sont déconseillés…

 Évitez de porter des pantalons trop serrés car la zone intime est plus chauffée à cause des frottements, et moins aérée, donc moins saine.

 Pour éviter la re-contamination, il est conseillé de laver ses sous-vêtements et pantalons à 60 °C et de les repasser avec un fer bien chaud. Cela « stérilisera » les vêtements et évitera le cycle infernal de l’auto-contamination.

 Pensez à sécher soigneusement votre zone intime après la douche et à changer très régulièrement votre serviette de bain. Il est même possible d’utiliser une petite serviette que vous réservez spécialement à cette zone et que vous lavez tous les jours.

 

Oubliez…

Attention, ces habitudes sont à proscrire absolument pour garder une intimité saine !

 N’utilisez jamais les gels douche du commerce, ils sont beaucoup trop agressifs pour la peau en général, et d’autant plus pour cette zone sensible. Pour la toilette corporelle, choisissez plutôt un savon saponifié à froid (et j’insiste bien sur la saponification à froid, oubliez les savons du commerce) car il sera beaucoup plus doux et plus hydratant. Vous pouvez en trouver facilement dans les magasins bio.

 Pour la toilette intime, oubliez les lavants intimes de grandes surfaces ! Ils sont prétendument formulés pour cette zone mais en réalité sont beaucoup trop agressifs également.

 Ne jamais faire de lavement vaginal : il vient en effet complètement déséquilibrer la flore vaginale. Or celle-ci est tout à fait équipée pour se charger de sa propre toilette, d’où parfois des pertes blanches qui d’ailleurs sont normales. La zone vaginale s’auto-régule et toute tentative de toilette interne ne fera que l’agresser et empirer la situation. Le lavement vaginal n’est possible qu’avec un peu de bicarbonate de soude ou de vinaigre, pas trop souvent, mais n’utilisez surtout pas de savon ou de produits de toilette.

 Dans la même veine, n’essayez surtout pas d’utiliser des parfums ou autres bizarreries censées modifier l’odeur de cette zone. Bannissez également les papiers toilettes parfumés, ne portez pas de protections hygiéniques en dehors de vos règles et encore moins si elles ne sont pas bio.

 

 

Mycoses : quel savon choisir ?

 

Prenez l’habitude…

 Choisissez un savon adapté à votre zone intime. Il doit être le plus doux possible et avoir un pH adapté. Certains produits de pharmacie sont bien, personnellement j’utilise le Soin lavant doux Saforelle depuis des années car c’est le seul qui me convienne. Cependant leur composition laisse à désirer et si l’on en cherche une plus clean, on peut essayer certains gels nettoyants intimes bio. J’ai par exemple entendu parler de celui de la marque Mademoiselle bio, mais il en existe beaucoup d’autres. Autre piste, certaines personnes se lavent entièrement au savon d’Alep, un savon surgras extrêmement doux pour la peau et recommandé même pour les peaux les plus fragiles.

 Espacez le plus possible les toilettes intimes. En effet, il n’est pas rare que les problèmes gynécologiques soient liés à une hygiène excessive, paradoxalement. Si l’on décape trop la peau, elle est agressée et devient sèche et irritée. Il ne faudrait donc pas dépasser un lavage par jour, et grand, grand maximum, deux par jour. Pour une zone intime sensibilisée, il faudrait même envisager de ne la laver qu’une fois tous les deux jours, voire de se rincer simplement à l’eau.

 

Pendant les règles

 La première chose à faire de toute urgence est de bannir les protections hygiéniques de grandes surfaces. Elles sont imprégnées de substances toxiques, lesquelles se trouvent en contact avec la muqueuse vaginale qui est l’une des parties du corps les plus absorbantes. Ainsi, on trouve dans la plupart des tampons des hydrocarbures, de l’aluminium, du glyphosate (un désherbant chimique cancérigène) et de la dioxine (l’une des substances synthétiques les plus toxiques jamais étudiées, selon Greenpeace) ; et dans les serviettes des alcools, divers pesticides, du glyphosate et des parfums synthétiques très irritants. D’autre part, les tampons sont très absorbants. Ils assèchent la paroi vaginale et ils absorbent le film protecteur de la muqueuse qui contient notamment les bonnes bactéries, ce qui va fragiliser la flore et la muqueuse vaginales, d’où un risque accru d’infections.

 Si l’entrée du vagin n’est pas trop douloureuse (ce qui est malheureusement souvent le cas avec des mycoses à répétition), le mieux est d’adopter la coupe menstruelle (ou « cup »). Ce petit récipient en silicone médical ne contient aucune substance toxique, est écologique et économique (une coupe à 30 ou 40 euros peut durer des années…). Il ne perturbe aucunement la flore vaginale, il n’assèche pas la paroi vaginale. Autre avantage non négligeable, il permet de récupérer le sang dans un milieu anaérobie (c’est-à-dire privé d’oxygène), ce qui empêche le sang de s’oxyder et donc prévient le développement de bactéries. C’est pour cela qu’avec une cup, le sang n’a qu’une odeur… de sang. D’où le fait que la cup a permis à de nombreuses femmes de se libérer de leurs mycoses récidivantes…

 S’il vous est impossible d’utiliser une cup ou si vous n’en avez pas envie, choisissez des protections hygiéniques bio et/ou des serviettes lavables. L’impact sur votre zone intime sera ainsi considérablement diminué, attention toutefois à avoir une hygiène irréprochable concernant les protections lavables et à changer très régulièrement vos protections jetables.

∴ Pour renforcer la flore vaginale, il existe sur le marché des tampons déjà enrichis en probiotiques. La marque Saforelle en propose, quant à la marque Saugella, sa gamme Cotton touch est enrichie en microcapsules de thym calmant les irritations. Je sais bien que ces produits contiennent tout de même des substances peu recommandables mais ils peuvent parfois soulager ponctuellement.

 

Bicarbonate de soude et huiles essentielles

 

 

Au quotidien

 Prenez soin de votre muqueuse en la nourrissant. Cela va l’aider à cicatriser et à s’apaiser et elle sera moins fragilisée et réactive. Pour cela, n’hésitez pas à recourir aux huiles végétales dont j’ai parlé plus haut, au gel d’aloe vera, à la glycérine végétale ou aux crèmes intimes existantes sur le marché… Pour ne citer que quelques marques, vous pouvez essayer Saforelle, Jaïlys, Saugella. Pensez également aux ovules au calendula des laboratoires Boiron, Endhometrol, ainsi qu’à leur crème au calendula. d’une manière générale je suis toujours plus du côté des solutions naturelles, mais je cite ces marques de parapharmacie car quand on a mal… on cherche juste des solutions, quelles qu’elles soient.

Je vous conseille fortement de continuer régulièrement les astuces naturelles anti-mycoses qui sont efficaces pour vous. Vous pouvez retrouver un maximum de conseils dans le premier volet de cet article, consacré aux astuces pour soigner une mycose vaginale. Si les huiles essentielles vous conviennent, massez-en aussi souvent que vous en ressentez le besoin la zone concernée. Si le bicarbonate de soude ou le sel vous soulagent, continuez à faire des bains de sièges ou des rinçages régulièrement, une à deux fois par semaine, afin de conserver un pH pas trop acide et d’assainir la zone intime.

∴ Renforcez votre flore à l’aide de probiotiques : soit oraux (on en trouve en pharmacie sans ordonnance), soit vaginaux (par exemple il en existe de relativement naturels, chez Energetica Natura : Symbiovag®). Par voie interne, il est conseillé de boire du kéfir ou du kombucha, des boissons fermentées qui viendront renforcer la flore intestinale.

Le vinaigre de cidre est connue pour être très efficace contre le candidanon seulement il l’élimine, mais en plus il rétablit un pH plus alcalin (et donc moins propice au candida) tout en apportant minéraux et oligo-éléments. J’ai personnellement longtemps rechigné à en prendre (je déteste le goût, j’ai l’impression que je viens de vomir après en avoir bu !) mais dernièrement 3 personnes me l’ont conseillé, dont ma praticienne en médecine chinoise. Il faudrait en prendre au moins une cuillère à soupe par jour, le matin à jeun, dilué dans un verre d’eau. Moi je le mélange à du jus d’orange, sinon impossible d’avaler ça… Choisissez de préférence un vinaigre enrichi de la marque Uberti, celui-ci ou celui-là.

Lors des rapports intimes, utilisez des lubrifiants les plus naturels possibles. Le gel lubrifiant bio YES a très bonne réputation, tout comme le gel Monasens. Si vous n’utilisez pas de préservatifs, vous pouvez utiliser de l’huile de coco, vous profiterez en plus de ses vertus antifongiques… ou comment allier l’utile à l’agréable ! Ne combinez cependant jamais préservatifs et huiles car ces dernières les rendent poreux.

∴ Vous avez prévu d’aller faire quelques longueurs à la piscine ? Protégez votre zone intime avant même qu’elle ne touche le chlore en appliquant une huile végétale. Comme l’huile et l’eau se repoussent, l’huile va créer une barrière protectrice sur votre muqueuse et limiter irritations et risques de mycoses. Après votre baignade, retirez le plus vite possible votre maillot de bain, lavez-vous, séchez-vous soigneusement et hydratez de nouveau votre muqueuse. Ne laissez pas votre maillot sécher sur vous, sous peine de devenir une vraie incubatrice de bactéries…

 

Trouvez l’origine de vos mycoses

Plus facile à dire qu’à faire, il est cependant très important d’essayer de comprendre l’origine de ses mycoses.

Grâce aux conseils précédents, vous avez déjà pu voir si vous faisiez éventuellement fausse route concernant vos habitudes hygiéniques. Ce sont heureusement des choses facilement remédiables.

 Peut-être avez-vous pris dernièrement des antibiotiques ou des corticoïdes ? En décimant la flore intestinale, cela peut déclencher des mycoses.

∴ Si vos mycoses récidivent encore et encore, vous êtes-vous demandé si vous n’aviez pas une candidose ? Antibiotiques, contraception hormonale, consommation importante de sucre et de laitages… peuvent provoquer une candidose, qui est un développement anormal du candida albicans dans la flore intestinale, souvent à l’origine de mycoses récidivantes. Si vous découvrez mon blog avec cet article, vous pouvez jeter un œil sur ma page qui y est dédiée, je vous explique tout !

 

Ainsi s’achève ce loooong article consacré aux manières de combattre les mycoses vaginales. J’espère avoir pu vous donner quelques astuces qui vous soulageront. L’idée avec cet article est de constituer une trousse de secours anti-mycoses la plus complète possible, alors n’hésitez pas à me faire part de vos propres astuces, je les ajouterai à celles déjà listées.

En attendant prenez soin de vous et à bientôt !

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4 Comments

  • Reply Héloïse

    Bonsoir Anaïs et merci pour cet article! Je te suis depuis quelques temps sur Instagram et je suis contente d’avoir le témoignage d’autres femmes qui, comme moi, souffrent de candidose! Cela fait des années que j’en souffre, avec parfois des pauses assez longues, mais en période de stress intense, je n’y coupe pas. Je suis curieuse d’avoir ton retour sur la médecine chinoise car, de mon côté, je me suis rendue chez une naturopathe spécialisée en nutrithérapie et elle m’a fait un plan d’alimentation très très strict. Comme tu le dis dans ton article, je me sens frustrée par ces mesures et j’ai de nombreux compléments alimentaires à prendre. J’aimerais donc avoir un retour sur une méthode plus respectueuse du mental en même temps que du corps 🙂 Merci encore pour ton article et je te souhaite une excellente soirée!

    9 janvier 2017 at 20 h 51 min
    • Reply Anaïs

      Coucou Héloïse, merci de ton petit mot ! Argh, n’écoute pas cette vieille sorcière… Je vois tout à fait ce que tu vis. J’ai passé un fric monstrueux en compléments alimentaires et je connais bien la frustration intense du régime anti-candida. Concrètement, ça n’a fait qu’empirer ma situation. Je dois faire un article sur le plan alimentaire que je suis, mais je n’ai pas encore eu le temps… En ce qui concerne les résultats, je n’ai pas pu voir ma thérapeute depuis début décembre car elle n’avait plus de local, du coup j’aurais du mal à te faire un bilan pour le moment. Cependant, je t’avoue que j’en fais un peu qu’à ma tête, et au final c’est ce qui me réussit le mieux. Il faut vraiment que je m’active pour écrire ces quelques articles ! En tout cas je ne peux que t’encourager à écouter ton corps. Essaies de repérer ce qui te fait du bien et ce à quoi il réagit. Fais de ton mieux pour éviter les aliments qui favorisent le candida, mais autorise-toi de petits écarts 2 fois par semaine (max) : ça veut dire une mini-mini-part de gâteau, ou un petit bout de fromage, mais que tu savoures longuement pour en profiter. Et surtout, interdiction de culpabiliser après, ça fait partie de ton plan alimentaire !
      Je t’embrasse et je t’envoie plein de bonnes ondes.
      Anaïs

      10 janvier 2017 at 9 h 53 min
      • Reply Héloïse

        Merci beaucoup pour ta réponse Anaïs 🙂 à vrai dire, depuis Noël, j’ai fait pas mal d’écarts^^ et je vois bien que pour l’instant le plan de la naturopathe doit plus ou moins fonctionner car je n’ai plus du tout de mycoses (apparemment, ça peut aussi venir d’un déséquilibre hormonal et comme je suis végétalienne et que je mange régulièrement pois chiches, soja et cumin qui sont riches en oestrogènes, elle m’a demandé de n’en manger que les 15 premiers jours du cycle) mais je suis aussi moins soumise au stress dernièrement, qui est mon déclencheur numéro 1. En tout cas, je me suis rendue compte que faire des écarts un peu sucrés (notamment lors de la galette des rois^^) ne m’avait rien provoqué! J’ai échangé mon sucre complet contre du sucre de coco et je divise les quantités de sucre des recettes par 2 et je me suis habituée au goût moins sucré des aliments. Je te remercie de ton soutien et si l’occasion te vient d’en dire plus sur ton expérience avec ta thérapeute, je ne manquerai pas de la lire!! Passe une excellente journée et de bonnes ondes à toi également!
        Héloïse

        17 janvier 2017 at 13 h 46 min
        • Reply Anaïs

          Coucou Héloïse, c’est super si tu vas mieux ! Et c’est vrai qu’on oublie trop souvent le facteur stress dans le déclenchement de la maladie. Si le stress et l’excès d’œstrogènes étaient les deux facteurs principaux de tes mycoses, c’est top parce que maintenant tu sais exactement comment jouer sur ces deux curseurs pour rétablir l’équilibre.
          Prends soin de toi et à très bientôt !
          Anaïs

          19 janvier 2017 at 11 h 21 min

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