Mycoses vaginales : le guide ultime 1/2 | Comment les soigner

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mycoses vaginales - comment les soigner

 

Sensations de brûlures, de démangeaisons ? Ou simple inconfort et picotements ? Aujourd’hui je vous parle d’un sujet un peu délicat, et qui pourtant touche de très nombreuses femmes : les mycoses vaginales, ou infections vaginales. On estime que 75 % des femmes auront au moins une mycose vaginale avant la ménopause, 40 à 50 % des femmes en auront 2 ou 3 dans leur vie et 10 à 20 % des femmes souffrent de mycoses récidivantes*. Autant dire que la grande majorité d’entre nous sera un jour ou l’autre concernée par ce problème.

Les mycoses, je connais bien parce que c’est le premier symptôme de ma candidose. Je sais à quel point ça peut être douloureux, incommodant, et surtout très difficile à combattre. Après plusieurs années à en avoir et à garder des sensations de brûlures chroniques, j’ai trouvé quelques parades qui permettent de me soulager. Je suis cependant assez empêchée pour me soigner car je ne supporte quasiment rien sur la zone vulvaire, mais j’ai cherché à rassembler un maximum d’astuces naturelles afin de constituer un guide le plus complet possible sur le sujet. Au départ je ne voulais faire qu’un seul article qui condense l’ensemble de ce que j’ai pu trouver, mais ç’allait être un article-fleuve complètement indigeste et j’ai préféré le scinder en deux. La prochaine fois nous verrons comment éviter les récidives, mais sans plus attendre voici les meilleures astuces pour soigner une mycose vaginale !

 

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Qu’est-ce qu’une mycose vaginale ?

Il s’agit d’un déséquilibre de la flore vaginale, où un champignon, le plus souvent le candida albicans, se développe de manière trop importante et crée une infection. Les symptômes sont des démangeaisons au niveau de la vulve et de l’entrée du vagin, des sensations de brûlures, des pertes blanches épaisses et maladorantes (pardon pour tous les détails !) et cela entraîne des rapports sexuels de plus en plus douloureux.

 

 

Évitez si possible les antifongiques chimiques

La médecine dite « conventionnelle » traite les mycoses vaginales avec des antifongiques chimiques. De très nombreuses femmes remarquent cependant que ces derniers favorisent les récidives. En effet, la chimie va non seulement détruire les champignons responsables de la mycose, mais va également décimer la « bonne » flore vaginale, ce qui la rendra plus vulnérable à de nouvelles infections. C’est pour cela qu’il est conseillé de faire une cure de probiotiques ensuite pour la restaurer, mais là encore les récidives sont fréquentes car cela reste insuffisant et ne règle pas le problème de base.

Personnellement, je déconseille les antifongiques chimiques, sauf en dernier recours. Ils n’ont qu’un effet Kärcher, beaucoup trop agressif et efficace uniquement à court terme. Voici en revanche les solutions qu’il faut à mon avis privilégier.

Question subsidiaire : faut-il que son partenaire soit traité également ? J’ai posé la question à plusieurs médecins et j’ai toujours eu deux sons de cloche différents : certains disent que oui, pour ne pas qu’il y ait contamination et re-contamination mutuelle ; d’autres disent que ce n’est pas nécessaire. Dans le doute, je pense qu’il est toujours plus prudent de le faire. Certains préconisent d’utiliser simplement des préservatifs le temps du traitement mais je doute que ce soit efficace à 100 % car une partie de la zone intime reste non protégée…

 

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Le bicarbonate de soude, l’astuce miracle

 Pour les brûlures et démangeaisons vulvaires, j’ai recours à une astuce miracle : le rinçage au bicarbonate de soude. Celui-ci ayant un pH alcalin, il va venir diminuer l’acidité dont raffole le candida et ainsi créer un milieu qui lui est défavorable. Les irritations et démangeaisons seront immédiatement apaisées. Pour cela, diluez une petite quantité de bicarbonate de soude dans un petit bol d’eau chaude (à peu près une ou deux pincées). Pour le dosage, le mieux est simplement de goûter le mélange : le goût doit être légèrement salé mais pas trop désagréable non plus. L’idée c’est que la concentration doit être identique pour un usage externe que pour un usage interne. Rincez ensuite votre zone intime avec ce mélange à la fin de votre douche et passez directement au séchage. Vous pouvez renouveler l’opération autant de fois que nécessaire, dès que les symptômes reviennent.

 Pour un usage interne, vous pouvez faire un lavement au bicarbonate de soude en reprenant le dosage précédent et en l’introduisant à l’aide une petite poire. Cela viendra calmer les démangeaisons et sensations de brûlure internes. Personnellement, je combine souvent lavement et rinçage.

 Le bicarbonate de soude peut être également utilisé en bain pour un effet à la fois interne et externe. Pour cela, ajoutez environ un demi-verre de bicarbonate dans l’eau de votre bain et barbotez une bonne demi-heure. Pour un bain de siège uniquement, diluez environ une cuillère à soupe de bicarbonate pour un litre d’eau.

 Vous pouvez aussi utiliser du sel de mer en rinçage ou en bain : il convient parfois mieux à certaines personnes que le bicarbonate. J’utilise pour ma part du sel de la mer Morte. En rinçage, il suffit d’en mettre une petite pincée dans un bol d’eau chaude, pour un bain il faut compter entre une demi-tasse et une tasse entière selon votre sensibilité.

Attention, pour ces astuces, utilisez de l’eau minérale plutôt que l’eau calcaire du robinet, trop agressive.

 

Comment soigner une mycose vaginale

 

 

Les huiles essentielles, les championnes anti-mycoses

Les huiles essentielles (HE) sont des alliées de choix dans la lutte contre les mycoses. J’ai sélectionné les huiles essentielles et les supports de dilution qui me semblent les plus pertinents, mais la liste n’est pas exhaustive. Voici en tout cas les meilleurs ingrédients pour créer votre soin sur mesure.

 

Quelques huiles essentielles spéciales mycoses

  • Tea tree antifongique par excellence, c’est l’huile de premier choix pour combattre une mycose car elle agit non seulement sur le candida albicans, mais également sur la souche candida glabrata, plus rare mais très difficile à soigner.
  • Palmarosa : anti-microbienne et antifongique très puissante, elle est très employée pour combattre les problème uro-génitaux.
  • Laurier noble : antifongique et antibactérienne, elle entre souvent dans la composition des remèdes pour les mycoses en association avec le tea-tree.
  • Thym à thujanol : anti-infectieuse puissante, cette huile essentielle rare a l’avantage d’être plus douce pour la peau que les HE précédentes, elle peut donc être intéressante dans les cas de grande sensibilité.
  • Lavande : très efficace pour la régénération de la peau et très douce, c’est également une grande anti-infectieuse cutanée qui apaise les irritations et combat les mycoses. Elle est, avec l’HE de thym à thujanol, à privilégier si le tea-tree ou le palmarosa ne sont pas bien tolérés.
  • Autre alternative, il est possible d’utiliser des hydrolats, qui sont plus doux que les HE mais qui possèdent les mêmes propriétés (très atténuées tout de même) : choisissez l’hydrolat de tee trea ou l’hydrolat de thym à linalol.

 

Quelques supports pour diluer les huiles essentielles

  • L’huile de coco : c’est une huile extrêmement intéressante dans la lutte contre les mycoses. Elle contient en effet une grande quantité d’acide laurique aux propriétés antimicrobiennes, et de l’acide caprylique, connu pour ses propriétés antifongiques. C’est l’huile à privilégier si vous la tolérez. Pour des questions de convenance, il est peut-être préférable de la choisir désodorisée… sauf si vous souhaitez donner une odeur exotique à votre intimité !
  • L’huile de neem : antibactérienne puissante et antifongique, elle est utilisée pour soigner de nombreux problèmes de peau, dont les mycoses. Elle est également très nourrissante, émolliente et adoucissante.
  • L’huile de nigelle : anti-inflammatoire, elle apaise les peaux irrités grâce à ses propriétés cicatrisantes et anti-infectieuses. Elle est souvent utilisée dans le traitement des mycoses.
  • L’huile de calophylle : cicatrisante et anti-infectieuse cutanée, elle est indiquée pour les peaux à problèmes, irritées et abîmées (eczéma, psoriasis, mycoses…).
  • L’huile d’amande douce : très douce pour la peau, elle répare, apaise et calme les irritations et démangeaisons.
  • Le gel d’aloe vera : excellent hydratant, il aide à la réparation de la peau et l’apaise en calmant les irritations et les inflammations. Il est également anti-bactérien et il a une action antifongique face au candida albicans. Si son effet tenseur est problématique pour vous, vous pouvez ajouter quelques gouttes d’huile végétale à votre mélange.

 

Comment soigner une mycose avec les huiles essentielles ?

Les huiles essentielles, en dilution dans un peu d’huile végétale ou d’aloe vera, peuvent s’utiliser à la fois en externe ou en interne. Elles soulagent les irritations et les démangeaisons de la zone vulvaire lorsqu’elles sont appliquées en massage sur la zone concernée. Pour un usage interne, plusieurs techniques sont employées pour combattre l’infection. Vous pouvez simplement prendre un peu du mélange avec vos doigts et aller l’appliquer sur la muqueuse vaginale. Comme cela peut ne pas être très commode, vous pouvez également injecter le mélange dans le vagin à l’aide d’une seringue, ou en imbiber un tampon que vous garderez deux heures environ. Enfin, pour les amatrices de tambouille maison, il est possible de fabriquer des ovules soi-même en ajoutant les huiles essentielles à de l’huile de coco, que l’on mettra ensuite à refroidir au réfrigérateur dans un petit moule (en réutilisant un emballage de bonbon ou d’ovule acheté en pharmacie par exemple).

Au niveau des dosages, soyez très prudentes avec les huiles essentielles car elles peuvent être très puissantes. Diluez 1 à 3 gouttes d’HE de votre choix dans une cuillère à soupe d’huile végétale ou d’aloe vera. Vous pouvez mélanger plusieurs HE afin de combiner leurs propriétés ou au contraire rester sur une composition minimale afin de garantir une meilleure tolérance : c’est à vous de voir ce qui convient le mieux à votre intimité. Si c’est la première fois que vous essayez un traitement avec les huiles essentielles, veillez à commencer par une seule goutte d’une huile essentielle pour tester votre réaction, ensuite seulement vous pourrez essayer un mélange plus corsé.

 

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D’autres astuces naturelles efficaces

 Presque plus radicale que les huiles essentielles, la technique de la gousse d’ail ! Apparemment, introduire une gousse d’ail dans le vagin est d’une efficacité redoutable… L’ail est en effet un antifongique surpuissant, plus encore que les antifongiques chimiques. Laissez-moi vous dire que jamais une gousse d’ail n’approchera mon vagin, mais beaucoup de femmes sont enchantées par cette technique ! Il est conseillé de piquer la gousse à l’aide d’une fourchette avant de l’insérer (je ne parle pas de l’insérer avec une fourchette, seulement de faire de petits trous dans la gousse pour mieux libérer son suc !). Si vous constatez des pertes blanches abondantes, pas de panique, c’est une réaction normale.

 Beaucoup plus douce, une méthode répandue consiste à appliquer un yaourt enrichi au bifidus, en interne et/ou en externe. Cela viendra à la fois apaiser la peau et donner un coup de pouce à la bonne flore vaginale grâce aux bactéries contenues dans le yaourt.

 Le vinaigre de cidre est souvent employé pour soigner les mycoses. Une technique simple consiste à tremper un tampon dans du vinaigre de cidre et à l’insérer dans le vagin pour deux heures. On peut aussi prendre un bain auquel on aura ajouté 1 à 2 verres de vinaigre. Pour un usage uniquement externe, tamponnez avec un coton ou un linge propre un peu de vinaigre sur la zone. Apparemment il est intéressant de combiner ces trois astuces avec l’application d’un yaourt pour un maximum de résultats.

 

 

Astuces moins naturelles… mais utiles

∴ Pour le traitement interne, je mets régulièrement des ovules au calendula Endhometrol . Ce sont des ovules homéopathiques qui ne s’utilisent normalement qu’en cas d’irritation, non pas pour une mycose déclarée, cependant pour moi ça marche et l’avantage c’est qu’ils sont très doux et apaisants pour la muqueuse. J’en mets un chaque nuit pendant 6 jours (sans oublier de protéger ma lingerie avec une serviette hygiénique bio ou une serviette lavable !). Point positif : ils ne sont pas trop chers, environ 7 € dans ma pharmacie.

 Lors de phases très douloureuses, j’ai utilisé quelquefois RepHresh, un gel intime qui rétablit le pH vaginal et qui apaise les sensations de brûlures et de démangeaisons. Chaque boîte contient 3 applicateurs, et chaque application dure 3 jours. Le gel « fige » légèrement dans le vagin, ce qui lui permet d’adhérer aux parois. Il est ensuite éliminé naturellement. J’ai utilisé ce gel en dernier recours, lorsque les brûlures et les démangeaisons étaient à leur paroxysme, et il m’a vraiment soulagée.

 Ma thérapeute en médecine chinoise m’a également donné un protocole qui a éliminé en une semaine les mycoses qui ne la quittaient plus depuis six mois. C’était quand elle faisait du surf tous les jours en Australie, m’a-t-elle raconté (ça va, la belle vie !)… En interne, elle faisait un lavement au bicarbonate de soude tous les jours. Après ce lavement, elle appliquait de la Betadine dermique (le flacon jaune au liquide orangé utilisé pour les chirurgies notamment) sur la zone vulvaire, puis elle la séchait en soufflant de l’air froid à l’aide d’un sèche-cheveux. Ensuite elle appliquait sa crème intime. Au bout d’une semaine elle était guérie et elle n’a plus jamais eu de mycoses. Je vous laisse essayer et me faire part de vos retours !

 

Voilà pour ce premier volet consacré aux mycoses vaginales, j’espère que vous y trouverez quelques astuces qui vous conviendront et vous soulageront. L’idée avec cet article est de constituer une trousse de secours anti-mycoses la plus complète possible, alors n’hésitez pas à me faire part de vos propres astuces, je les ajouterai à celles déjà listées. À très bientôt et prenez soin de vous !

 

→ Pour voir la seconde partie de ce guide anti-mycoses, c’est par là : Mycoses vaginales : le guide ultime 2/2 | Éviter les récidives

 

 

*Source.

 

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3 Comments

  • Reply Angélique

    Je ne connaissais pas trop les mycoses, n’en ayant jamais eu (et je prie pour que cela ne m’arrive jamais ahah).
    Mais c’est sympa de connaître les moyens pour se soigner en tout cas. Ou même pour pouvoir aider ses proches le cas échéant ^^

    5 février 2017 at 2 h 58 min
  • Reply val

    Bonsoir Anaïs , je suis heureuse d’avoir pu découvrir ton blog car j’étais un peu désespérée , je fais 2 à 3 mycoses par mois , le dernier prélèvement montrait des streptocoques , donc antibio ovules et cela ne passe pas complètement.J’ai donc essayé depuis jeudi l’huile végétale de Nigelle avec deux gouttes de palmarosa. Pour l’instant c’est encore hyper sensible ..Je ne sais pas le nombre d’application que je peux faire par jour.Peux tu me dire.
    J’ai l’intention la semaine prochaine de prendre également des probiotiques afin de refaire ma flore vaginale.Merci de tes conseils.Bon samedi soir.

    18 mars 2017 at 18 h 35 min
    • Reply Anaïs

      Coucou Valérie, merci de ton message 🙂 Alors je ne suis pas naturopathe mais je te conseillerais d’y aller très mollo avec les huiles essentielles, pas plus de 2 fois par jour c’est sûr, ensuite à diminuer ou non selon ta tolérance. Bon courage !

      20 mars 2017 at 12 h 14 min

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