Ma salle de bain bio et écolo

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Ma salle de bain bio et écolo

 

Depuis plusieurs années maintenant je m’efforce de réduire mes déchets et d’utiliser moins de polluants dans ma salle de bain. Même s’il me reste encore beaucoup d’efforts à faire, quelques habitudes et accessoires m’ont permis de réduire mon empreinte écologique et les substances toxiques en contact avec mon corps.

 

Savon saponifié à froid et lingette démaquillante lavable

 

 

 

Je suis revenue au bon vieux savon pour le lavage des mains : outre la composition généralement loin d’être clean des savons liquides, les contenants en plastiques et autres flacons-pompes sont de gros déchets que l’on peut facilement éliminer. Dans l’idéal il faut choisir des savons saponifiés à froid. En effet, la saponification est une réaction chimique entre un corps gras (huile végétale ou animale, beurre végétal…) et une base (la soude ou la potasse). Il en résulte de la glycérine, d’une part, et du savon, d’autre part. Or les savons, s’ils sont chauffés, ne comportent que peu de glycérine et sont donc trop agressifs pour la peau. Ceux du commerce sont en plus la plupart du temps fabriqués à partir de paillettes de savons refondues et moulées et contiennent des ingrédients, certes bon marché, mais absolument pas éthiques : les graisses animales ou l’huile de palme par exemple… Il faut donc veiller à choisir des savons faits à partir d’huiles végétales vierges et saponifiés à froid pour conserver toutes leurs propriétés. On obtient alors un savon « surgras » qui viendra nettoyer la peau tout en l’hydratant.

Pour l’instant je ne supporte qu’un seul gel douche, celui de la marque Saforelle, car mon intimité est trop sensible (merci la candidose), mais il faudrait dans l’idéal que je puisse le remplacer également par un savon saponifié à froid.

Pour le visage, j’ai banni il y a longtemps les cotons car c’est la culture la plus polluante au monde. Elle représente 25 % de l’ensemble des pesticides utilisés sur la planète, avec une pollution des sols et de l’eau effroyables. Elle est responsable de 25 000 morts par an, selon l’OMS, de par la vaporisation et la manutention des pesticides. C’est également une des cultures qui épuise le plus les ressources en eau potable : il faut en moyenne 5 263 litres d’eau pour produire 1 kg de coton ! (Source : CNRS)

À la place, j’utilise les microfibres démaquillantes de ProWin que ma mère m’a offert il y a deux ans. Elles sont faites à partir de matières synthétiques neuves malheureusement, mais pour avoir utilisé des disques en coton auparavant j’apprécie leur douceur et, comme elles sèchent plus vite que le coton, je trouve qu’elles restent saines plus longtemps entre deux lavages. Comme je ne me maquille quasiment pas je les utilise pour nettoyer mon visage le matin et le soir, en les mouillant simplement à l’eau. Depuis que je fais cela, je sens ma peau moins agressée que lorsque j’utilisais un produit nettoyant. L’inconvénient c’est que ces microfibres s’abîment rapidement et deviennent plus rêches avec le temps, je testerai donc d’autres matières à l’avenir.

On peut notamment acheter des cotons lavables sur le site Les tendances d’Emma. Cette marque bien connue propose différentes matières (coton, eucalyptus, bambou) et différentes finitions. En bonus, ils ont eu la bonne idée de faire un échantillon de 3 carrés lavables pour tester la matière qui nous convient avant d’investir !

 

Coton-tiges biodégradables

 

 

Pour rester dans le coton, j’ai désormais remplacé les cotons-tiges traditionnels par des cotons-tiges biologiques au bâtonnet biodégradable. Saviez-vous que l’on utilise 22,5 milliards de cotons-tiges par an au niveau mondial ? Malheureusement, un très grand nombre d’entre eux finit dans les océans car ils sont jetés… dans les toilettes (???!!). Heureusement, les bâtonnets en plastiques seront interdits à partir de 2020.

J’ai découvert il y a peu l’existence de l’oriculi, un petit outil pour nettoyer les oreilles et remplacer totalement les cotons-tiges. J’ai commandé celui de Lamazuna, je vais voir ce que ça donne !

 

 

Brosse à dents et brosse à cheveux bio

 

En ce qui concerne l’hygiène dentaire, j’avoue ne pas être encore passée au dentifrice bio, mais c’est prévu ! J’ai en revanche opté pour une brosse à dents écologique. J’ai acheté celle de la marque Yaweco que proposait mon magasin bio. Fabriquée en Allemagne, cette brosse à dents participe à la réduction des déchets car il suffit de remplacer la tête lorsqu’elle est abîmée au lieu de jeter le tout. La marque essaie également de réduire son impact écologique lors de la fabrication.

Il existe beaucoup d’autres alternatives écologiques pour les brosses à dents, en plastique ou en bambou notamment. Vous pouvez retrouver une petite sélection sur le blog Échos Verts.

J’ai aussi troqué ma brosse à cheveux de supermarché pour une brosse à cheveux en bois. Je possède celle de la marque Forster’s qui était disponible dans mon magasin bio. Contrairement aux brosses classiques qui fragmentent la kératine et écorchent les écailles, les brosses en bois sont beaucoup plus douces pour la fibre des cheveux. J’ai vraiment remarqué la différence lorsque j’ai commencé à l’utiliser, je ne saurais pas trop l’expliquer mais j’avais l’impression qu’elle était beaucoup moins agressive que mon ancienne brosse. Je le sens surtout au niveau de mon cuir chevelu que les bouts ronds n’irritent plus du tout. Autre point positif, finie l’électricité statique avec le bois !

 

Coupe menstruelle

 

 

Enfin, j’ai complètement changé ma façon de gérer la période des règles. Déjà je n’utilise plus du tout de protections périodiques de supermarché. Celles-ci sont bourrées de substances nocives et sont en plus en contact avec l’une des parties de notre corps les plus fragiles et les plus absorbantes. On trouve dans la plupart des tampons des hydrocarbures, de l’aluminium, du glyphosate (un désherbant chimique cancérigène) et de la dioxine (l’une des substances synthétiques les plus toxiques jamais étudiées) ; et dans les serviettes des alcools, divers pesticides, du glyphosate et des parfums synthétiques très irritants.

J’utilise une coupe menstruelle depuis à peu près deux ans et j’en suis plus que ravie. Non seulement elle réduit les risques de mycoses et d’irritations vaginales, mais en plus elle est super pratique. Je la vide matin et soir et la journée… je l’oublie ! Pas de ficelle qui dépasse, pas besoin de la changer toutes les 4 heures… Cela m’a permis aussi de me familiariser un peu mieux avec mon anatomie et j’ai découvert que les règles n’étaient pas sales : c’est en réalité avec le contact de l’air que les odeurs se développent, avec une cup il n’y a que l’odeur du sang, comme lorsqu’on se coupe le bout du doigt… Bref, rien de sale, juste un corps de femme.

Si j’ai besoin d’une protection supplémentaire je mets une serviette hygiénique lavable. Je la lave tout de suite le matin ou le soir pour qu’elle ne soit pas tachée (j’en ai choisi des colorées, moins salissantes que les blanches) et c’est nickel. Le petit bémol c’est qu’elles sont un peu plus épaisses que les serviettes jetables. Et puis si jamais je dois utiliser des protections jetables, je les achète en magasin bio.

Il existe beaucoup de modèles de coupes menstruelles et de serviettes lavables. Si vous n’avez rien dans votre magasin bio il existe par exemple de très jolies choses sur les sites de Dans ma culotte et Plim, mais aussi sur Sebio, Mademoiselle Bio, etc.

 

Voilà pour un petit aperçu de ma salle de bain. Comme vous le voyez j’ai encore des choses à améliorer mais c’est déjà un bon début. N’hésitez pas à me faire part de vos astuces et trouvailles pour une salle de bain bio et écolo, ça m’intéresse !

Des bises !

 

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